Archives de Catégorie: Science-Fiction

Starfish, de Peter Watts


Présentation de l’éditeur :
Lenie Clarke est chef d’équipe dans une station des abysses, sur la côte pacifique, chargée d’exploiter et de contrôler l’énergie géothermique. Comme ses compagnons, elle a d’abord suivi des tests et un entraînement rigoureux puis subi des altérations génétiques qui lui permettent d’accoutumer sa vision à l’obscurité et de respirer dans l’eau lors des sorties obligatoires.
Ce qu’elle ignore, c’est que la société qui l’emploie ne choisit pas les candidats par hasard : seuls sont recrutés des hommes et des femmes aptes à subir de fortes doses de stress, des individus présentant tous une psychologie… déviante. Le noir et le silence des profondeurs deviennent le théâtre d’un huis clos inquiétant où les monstres ne rôdent pas seulement à l’extérieur.

Editeur : Fleuve Noir
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 383

Avis (très) personnel :
A chaque fois que je tombais sur la couverture de ce livre, je m’arrêtais pour lire le résumé, qui ne me tentait guère. Puis, un beau jour, je me suis lancée. Il faut dire que la couverture intrigue beaucoup, je la trouve même jolie, un peu mystérieuse. Un fond aquatique bleu, avec un poisson abyssal au premier plan. Poisson beaucoup moins effrayant en illustration, qu’en vrai (certaines photos font peur…).

L’histoire se passe au fin fond de l’océan, dans les abysses inatteignables par les rayons du soleil, et très hostiles à l’homme. Pour effectuer des raisons professionnelles (exploration de cette Terra incognita), des personnes volontaires, ou presque, ont été équipées pour y survivre. On dirait des hommes-machines : des poumons qui se réduisent quand il faut, des calottes sur les yeux, une combinaison intelligente. A la lecture du roman, nous sentons que les habitants du sous-marin sont étranges. Ils ont des antécédents, assez violents. Cependant, nous ne faisons que supputer pour la plupart. En effet, l’auteur se focalise surtout sur Lenie Clarke, l’une des résidentes, sur ses ressentis.

Dans cette habitation sous-marine, l’ambiance est confinée et un peu oppressante. Il faut dire que la surface habitable semble petite par rapport au nombre d’habitants. Le seul moment où ils sentent bien, c’est lorsqu’ils se trouvent à l’extérieur, à des milliers de kilomètres de la surface terrestre, du soleil, des autres personnes. Mais, cet univers aquatique, cet isolement et les actions associées, ont l’air de les changer progressivement.

J’ai bien aimé cette lecture, bien qu’il y ait quelques termes bio-scientifiques compliqués. Je ne sais pas si certains évènements ne sont pas bien expliqués volontairement… Cela m’a un peu retournée le cerveau. L’arrivée du « mécanicien » (de la personne qui a mis en place les machines à l’intérieur des volontaires) anime l’histoire. Ces rapports sur la vie sous-marine et les volontaires sont vraiment amusants. Ce roman se lit vraiment bien, même si les changements de points de vue sont parfois un peu compliqués. De plus, nous avons le droit à un petit glossaire pour clore le premier tome. J’ai trouvé que la fin se terminait de manière bizarre, et que des points restaient non résolus. Et, heureusement qu’on m’a dit que c’était une trilogie, parce que j’allais pester contre l’auteur !

Vous pouvez trouver l’avis du Muffin, qui l’a lu en même temps que moi (enfin c’est plutôt le contraire).

Publicités

Palimpseste, de Charles Stross


Présentation de l’éditeur :
Quand l’histoire se réécrit en permanence, un homme lutte pour sauver sa famille…
Pour préserver l’humanité de l’extinction pure et simple, des agents venus d’un lointain futur voyagent dans le temps tout au long de l’histoire de la Terre : à chaque apocalypse, ils sauvent ce qui peut l’être, et permettent ainsi à l’humanité de renaître à chaque fois de ses cendres, quitte à tout rebâtir de zéro.
Pierce est l’un de ces agents, qui donne pleine satisfaction à ses supérieurs. Mais sa vie bascule le jour où sa famille se retrouve « effacée » par une nouvelle version de l’Histoire…

Editeur : J’ai Lu
Année d’édition : 2011
Langue : Française
Nombre de pages : 159

Avis (très) personnel :
Palimpseste est un titre qui m’a intriguée dès l’annonce de sa sortie dans la collection Nouveaux Millénaires (la faute à qui ?! Facebook et Lalou surtout, pour n’accuser personne…). De plus, la couverture très claire me donnait envie d’en savoir plus sur ce Pierce, cet agent temporel, qui essaie de sauver la Terre, grâce à des retours dans le temps.

Après lecture de ce livre, je dirai qu’il est assez complexe. Certes, Pierce est bien un agent qui peut aller d’un point à un autre dans le temps. Pour devenir cet agent spécial, il a dû tuer son grand-père quand il était jeune sans enfants, devenir orphelin. Arrêtons-nous sur ce point, je suis un peu une noob en SF, mais ma logique me fait penser que tuer son papy ne le fait plus exister… Ce qui n’est pas le cas. Déjà à ce stade de l’histoire, j’étais un peu perdue, et ce n’était que le début.
L’histoire nous est raconté en 2/3 parties : le premier mode où nous accompagnons Pierce dans ses missions, le deuxième mode où une personne (le livre) parle au lecteur, comme si nous étions Pierce, et troisième mode où nous pouvons observer . C’est étrange comme écriture, mais cela permet de s’identifier au protagoniste.
Ce que j’ai trouvé bien (même si je n’y ai rien compris, mais cela est une autre histoire), ce sont les explications. En effet, via des petits paragraphes (des diapos), l’auteur nous raconte comment cet environnement futuriste s’est mis en place. Je pense qu’avec des illustrations, j’aurais mieux visualisé la chose ^^°

Je suis déçue, parce que je pensais réellement aimer (même après avoir entendu que ce livre avait des avis assez mitigés, voire négatifs), et que ce n’est pas le cas (oui, je sais, ça arrive ^^°). En tout cas, cela m’a donné envie de lire le roman de Poul Anderson, La Patrouille du Temps. Je persiste à croire que ce genre d’histoire me plaira, en espérant que ce soit moins technique.


The Hunger Games, book 1, de Suzanne Collins


Présentation de l’éditeur :
Katniss is a 16-year-old girl living with her mother and younger sister in the poorest district of Panem, the remains of what used be the United States. Long ago the districts waged war on the Capitol and were defeated. As part of the surrender terms, each district agreed to send one boy and one girl to appear in an annual televised event called, « The Hunger Games. » The terrain, rules, and level of audience participation may change but one thing is constant: kill or be killed. When Kat’s sister is chosen by lottery, Kat steps up to go in her place.

Traduction par moi-même (je m’excuse donc s’il y a des fautes…) :
Katniss est une jeune fille de 16 ans qui vit avec sa mère et sa petite sœur dans le quartier le plus pauvre de Panem, vestiges de ce qui a été les Etats-Unis. Autrefois, tous les quartiers avaient déclaré la guerre au Capitol, mais ont été tous vaincus. Dans le cadre des conditions de reddition, chaque quartier a accepté d’envoyer un garçon et une fille dans l’émission de télévision, qui a lieu chaque année, intitulée : Le Jeu de la Faim. Il n’y a qu’une règle : tuer ou être tué.
Quand le nom de sa jeune sœur est tiré au sort, Katniss se porte volontaire pour la remplacer.

Éditeur : Scholastic Press
Année d’édition : 2008
Langue : Américaine
Nombre de pages : 384 pages

Avis (très) personnel :
C’est Sita qui me l’avait conseillée, et presque mis d’office dans les mains, lors d’une rencontre. Est-ce que je le regrette ? Nous verrons cela à la fin de la chronique, voire pendant celle-ci ^^

Dès le début du livre, nous faisons la connaissance de Katniss Everdeen, de sa famille, ainsi que de Gale Hawthorne, son compagnon de chasse et confident. Peu à peu, les règles, l’histoire de ce futur sont mises en place.
Un tirage au sort permet de connaître les futurs tributs de la fameuse épreuve, le Jeu de la Faim. Ce sont Katniss et Peeta Mellarck, qui vont représenter le quartier numéro 12 ! Grâce à quelques flash-backs de Katniss, nous pouvons en savoir plus sur Peeta, fils du boulanger du district, et sur la relation entre eux deux.
Le premier tiers est consacré à la préparation au Jeu, après le tirage des noms. Ils vont faire la connaissance des personnes du Capitol, qui vont s’occuper d’eux, et du seul vainqueur appartenant à leur quartier, Haymitch. Pendant cette semaine de préparation, ils vont être briefés, notés sur leurs performances/capacités, habillés/pouponnés, nourris plus que de raison. J’ai bien aimé cette partie, me demandant ce qui allait se passer par la suite. Le lecteur entrevoit légèrement les autres concurrents. Tout cela m’a vraiment fait penser à nos émissions de télé-réalité actuelles, avec les interviews, la façon de s’habiller, etc. Sauf que celle-ci est mortelle !

Autant la première partie était intéressante, autant j’avais hâte d’être dans le vif du sujet. C’est-à-dire le Jeu en lui-même ! Les candidats sont déposés dans l’arène, un terrain de jeu qui change chaque année. Et là, c’est chacun pour soi ! Les stratégies se mettent en place. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Qui est dangereux ? C’est à devenir paranoïaque !

Il y a de l’action, des retournements de situation, de l’émotion. Je crois que j’ai eu, 2-3 fois durant ma lecture, la gorge serrée, les yeux qui brillaient de larmes… Et je vous assure, dans le métro, ça ne le fait pas vraiment ! Certes, il y a de la romance, mais ce n’est pas le thème clé de cette saga. Cela met un peu de piquant dans l’histoire ! La fin se termine sans cliffhanger, mais le lecteur peut sentir qu’il y a quelque chose qui se trame, que nous découvrirons dans la suite, Mockingkay ! Je me tâte un peu, mais je pense (très fortement) que je vais acheter les trois tomes de cette série…


Souvenir, de Philip K. Dick


Présentation de l’éditeur :
Lorsqu’il convient d’effectuer un petit rajustement de la réalité, il est sans doute préférable de ne pas se fier à un chien capable de vous tenir un discours tout à fait pertinent sur ladite réalité ; car vous pourriez bien devenir le grain de sable qui se glisse dans cette minutieuse procédure…
Voyager dans le temps réserve également quelques surprises : découvrir un futur dans lequel l’humanité a totalement disparu, ou bien créer par inadvertance le monde de vos rêves.
Et que dire, justement, de ce monde de rêve où l’éducation de vos enfants serait confiée à des robots? Après tout, vous êtes bien imparfaits pour remplir cette tâche…

Éditeur : Folio SF
Année d’édition : 2003
Langue : Française
Nombre de pages : 300

Avis (très) personnel :

C’est la première fois que je lis du Philip K. Dick. J’en ai entendu beaucoup de bien, donc je me suis lancée dans ce livre. Ce dernier est constitué de deux textes et de dix nouvelles toutes différentes. Faisons un petit résumé :

Le Nazisme et le Haut Château
Ce document fait référence au livre Le Maître du Haut Château, toujours de Philip K. Dick. Ce roman est une uchronie qui traite de l’après-Seconde guerre mondiale si l’Axe avait gagné…
La Schizophrénie et le Livre des Changements
C’est un récit assez étrange, mais qui m’a bien fait sourire. Je vous avouerai que j’étais un peu perdue en le lisant…
Rajustement
C’est l’histoire de toute une opération fichue en l’air à cause d’un chien, un peu trop somnolent. Quant au récit en lui-même, je l’ai trouvé perturbant, comme si c’était possible qu’un tout-puissant qui puisse tout savoir (le futur, entre autre). C’est ma première approche d’une fiction de l’auteur, et son écriture me plait bien !
Interférence
Un homme va faire un voyage dans le temps, dans le futur plus précisément afin de savoir ce qui a pu exterminer les hommes.
Souvenir
Dans un monde où les planètes sont toutes modernes et presque toutes connues, il existe une planète où les gens vivent avec des idées du 16e siècle, et des objets peu modernes (tels que les automobiles).
Progéniture
Dans cette histoire, les enfants ne sont plus éduqués par leurs parents, mais par des robots qui ont la capacité de déterminer objectivement pour quels métiers ils sont bons.
Sur la Terre sans joie
Trop bizarre…
Une femme arrive à appeler des créatures de la mort. Mais un accident peut vite se passer. Son futur mari essaie de la ressusciter. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Etrange Eden
Un homme arrive sur une planète où habite une autre espèce bien plus ancienne que les terriens, ainsi que des animaux qui ressemblent étrangement à ceux que nous connaissons. Qui sont-ils ?
Le Monde de Jon
Autant dans Interférence, avait lieu un voyage dans le futur, ici, le voyage dans le passé est mis en avant. Cette excursion permettant de récupérer des papiers va influer sur le temps, le futur, sur le passé.

J’avoue, j’avais peur d’être déçue à cause du genre du livre, mais j’ai l’impression que la chance est de mon côté, pour le moment, les nouvelles que j’ai lues sont très sympathiques. Cependant, j’avais très envie de découvrir le style de cet auteur, encensé par certaines personnes !
Bien m’en a pris d’avoir acheté ce livre, car les histoires m’ont toutes plu. J’ai néanmoins une préférence pour certaines, tels que Le Monde de Jon, Progéniture et Interférence. L’écriture est accessible, le vocabulaire n’est pas compliqué. Je me suis laissée porter par ces divers récits, qui demandent parfois réflexion. Cela donne envie de découvrir les autres livres de ce monsieur ! D’ailleurs, si vous en avez à me conseiller, je ne dis pas non ^^


Le Chant du barde, de Poul Anderson

Présentation de l’éditeur :

Une révolution conduite par un personnage de chanson dans une Amérique totalitaire… Des naufragés cosmiques attendant le salut en provenance d’une Terre mère dont le souvenir même est hypothétique… Jupiter, monde hostile entre tous, conquis par l’avatar d’un paralytique… Les héritiers d’un empire déchu qui se réapproprient le plus horrible des crimes…
Explorateurs, guerriers mais aussi poètes, détectives et joueurs, les héros de Poul Anderson redécouvrent les mythes fondateurs de l’humanité à mesure qu’ils peuplent le cosmos de leurs enfants et de leurs rêves : de l’archétype de Sherlock Holmes à un centaure de synthèse, de la réincarnation d’Orphée à un nouvel Ubik, c’est toute une fresque de merveilles et de cauchemars qui attend ici le lecteur.



Éditeur : Le Bélial
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 528


Avis (très) personnel :

Je voudrais tout d’abord remercier Babelio et les éditions Le Bélial’, pour m’avoir fait connaître cet auteur.

Ce livre est un recueil des neuf meilleures nouvelles de science-fiction de Poul Anderson. Auteur qui m’était alors inconnu. Auteur que je suis contente de découvrir dans ces divers récits.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ces histoires, mis à part trois nouvelles, pendant lesquelles je me suis vraiment ennuyée et qui ne m’ont pas vraiment intéressée.
Chaque récit débute toujours par une page écrite par Jean-Daniel Brèque, qui explique un peu les raisons de la création du récit qui suit. J’ai trouvé que c’était très intéressant. Cela m’a permis d’apprendre quelques petites choses sur l’auteur, sur les différents livres qu’il a écrit. Puis, ce recueil de nouvelles se termine sur la bibliographie de Poul Anderson, sur une cinquantaine de pages.

Commençons par les points que je n’ai pas aimés, donc les nouvelles qui ne m’ont pas plu. Cela est surtout dû à la longueur des descriptions. Et pas de chance, il y avait deux histoires qui se suivaient, que je trouvais trop longues. Et, surtout, je n’arrivais pas à visualiser le décor. Heureusement, il n’y en avait que trois.

Parmi les six récits restants, les trois récits que j’ai lus avec beaucoup plaisir sont les suivants :
Destins en chaîne
     Cette nouvelle, contrairement à toutes les autres, a été co-écrite par plusieurs auteurs, dont Frank Herbert (Dune). J’ai trouvé intéressant l’idée des diverses écritures. Cella donne des nouvelles dans la nouvelle. Ces histoires se terminent toujours par la mort du protagoniste, mais ce qui m’a le plus plu est le moyen d’y arriver.
Le Jeu de Saturne
     Cette dernière nouvelle m’a rappelée le mmorpg World of Warcraft. Ceux qui me connaissent savent que, bien que j’aime le jeu, je trouve parfois que les joueurs sont trop « accros ». J’avoue que je n’arrive pas très bien à comprendre cette addiction. Mais, passons, là n’est pas le sujet ^^ L’histoire est ponctuée d’articles d’un livre fictif, Mort sous Saturne : une opinion dissidente. Saturne est le nom d’un jeu, auquel s’adonnent les voyageurs spatiaux durant le (très) long trajet. Cependant, ce jeu commence à les accaparer, et les joueurs n’arrivent plus à distinguer le réel et le jeu. J’ai beaucoup aimé cette histoire. De plus, même si les articles sont fictifs, il y a, je pense, des choses vraies, surtout sur l’implication du jeu dans l’évolution d’un enfant.
Jupiter et ses centaures

     J’ai beaucoup aimé cette histoire, car le film Avatar m’avait bien plu. Le lien ? Je ne sais pas si c’est le cas, mais l’histoire se ressemble légèrement. Un homme, handicapé, du nom d’Edward Anglesey peut lier son esprit à une créature extra-terrestre (pseudo-Jovien) qui se trouve sur Jupiter. Il peut le commander à distance. L’histoire est écrite à travers plusieurs points de vue, celui d’Ed, de Joe (le Jovien), et de certains collègues de la station spatiale. Grâce à la petite note de monsieur Brèque, j’ai appris que Poul Anderson a écrit un livre du nom d’Avatar, qui prendrait le contre-pied de cette histoire : un extraterrestre qui se lierait à un être humain. Je pense que cela peut être pas mal, je l’ai d’ailleurs noté dans un de mes petits carnets ^^


Citations :

« Ainsi, désormais, chaque citoyen se verrait attribuer un numéro. Tatoué sur la peau, sans doute. Un seul numéro pour tout. »

« Le cannibalisme pouvait être aussi une forme de magie. En mangeant une personne, on était censé acquérir ses vertus. C’était la principale motivation des anthropophages d’Afrique et de la Polynésie. »

« Etant mort, je n’ai pas de corps, donc pas de sens, donc ce sont des hallucinations, donc je dois déjà avoir été réduit en cendres ; comme je n’ai aucun moyen de mesurer l’écoulement du temps, à supposer que le temps ait un sens après la mort, il y a peut-être des siècles que je suis devenu une statistique. »

Canisse, d’Olivier Bleys

Présentation de l’éditeur :

D’un bout à l’autre de l’univers, les vaillants gardes-pêche de l’Unité livrent une guerre sans merci aux braconniers pilleurs d’océans. Xhan était l’un des meilleurs. Mais le voici mis d’office à la retraite, et sa vie perd tout son sens… Un jour, pourtant, un inconnu lui parle d’un poisson non répertoriré, d’une taille dépassant toutes les créatures ou même imaginables, vivant sur une planète sauvage qui ne figure sur aucune carte : Canisse. Xhan ressent un appel mystérieux vers cet animal que personne – ou presque – na jamais approché. Il part aussitôt à sa recherche. Mais gare : les braconniers eux aussi sont en chasse…

Éditeur : Folio SF
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 205

Avis (très) personnel :

Je voudrai tout d’abord remercier Livraddict et les éditions Folio SF, pour m’avoir envoyé ce livre.

L’histoire commence par la mise à la retraite anticipée de notre protagoniste principal, Xhan Elotym, garde-pêche sur un territoire de l’Unité. Pendant ce nouveau temps libre, il ne sait que faire. Le lecteur le voit s’occuper de lui-même, rendre visite à son amie d’enfance, et aller dans les bars. C’est dans un de ces bars que sa vie va changer, surtout sa rencontre avec un inconnu du nom de Moox. Celui-ci lui parle d’un poisson, d’un immense poisson (un peu moins de 200km de longueur), qui n’est pourtant pas recensé dans son guide qu’il porte tout le temps sur lui. Existe-t-il vraiment ou bien est-ce une chimère ?

J’ai lu ce livre juste après Harry Potter and the Half-Blood Prince, et disons que si je devais comparer, je dirais que dans celui-ci, il n’y a pas beaucoup d’action. C’était donc difficile de passer de Harry Potter à Canisse. Les descriptions sont assez nombreuses (j’avais parfois l’impression d’être dans Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne, que j’ai pour le moment abandonné), j’avais presque peur de laisser tomber, mais j’ai quand même continué. Quelques phrases étaient en plus un peu longues, j’étais donc un peu perdu, obligée de revenir en arrière pour me rappeler ce qui avait été dit auparavant. En outre, je n’arrivais pas bien à visualiser les décors qui étaient dépeints. 
Pourtant, j’avais envie de connaître la suite, l’existence du magathalos, l’identité de Xhan… Enfin, cette hâte s’est manifestée vers les 3/4 du livre. A partir de ce moment, j’ai réellement accroché. Bien accroché même.
Pendant tout le livre, l’histoire n’est pas uniquement focalisée sur Xhan ; il y a également l’histoire des indigènes qui habitent Canisse (les Canissiens), l’auteur se concentre sur une famille (Goël, Asaibi, Dorâm). Puis, ces deux parties vont se recouper.

C’était un peu long à lire, mais cela devient intéressant vers les dernières dizaines de pages. Je ne pense pas que je le relirai…

Citations :

« L’Outre-Monde, c’était le repaire familier des escrocs, des assassins, des trafiquants de résines et autres malfaiteurs. C’était aussi, bien sûr, l’asile des braconniers qui s’y livraient à une pêche effrénée pour satisfaire une clientèle cosmopolite toujours avide de curiosités à nageoires. »

« La mer me parut d’abord pétiller, comme si l’avait frappée une pluie invisible, puis de grosses bulles se formèrent qui crevaient la surface dans des éclaboussures poisseuses. »

Lien Bibliomania :


Les Plus qu’Humains, de Theodore Sturgeon

Présentation de l’éditeur :
Il est l’Idiot chassé par les uns, ignoré par les autres. Il survit en errant dans les bois puis, hébergé par un couple de paysans un peu fous, il rencontre des enfants aux dons étranges : Jennie, petite fille modèle qui possède un don de télékinésie, Bonnie et Beany, des jumelles, qui se téléportent instantanément où elles le désirent, et Gerry, orphelin et télépathe. Ils décident d’un commun accord de vivre tous ensemble, eux les parias, les laissés pour compte à cause de leurs différences. Avec Bébé, l’enfant mongolien et surdoué des paysans, ils vont former un groupe en parfaite osmose, unis par l’amour et la complicité, créant ainsi une entité aux pouvoirs fabuleux.

Edieur : J’ai Lu
Année d’édition : 2001
Langue : Française
Nombre de pages : 307
Avis (très) personnel :
C’est un livre que j’ai acheté cet été. Et je n’arrive plus à me souvenir pourquoi je l’ai choisi. En effet, la science-fiction n’est pas mon genre favori (bien que j’aie aimé 1984 et Le Meilleur des Mondes). Mais ce livre traitant d’un sujet que j’apprécie : les pouvoirs paranormaux, je me suis laissée tenter. Je pense donc que ceci doit en être la raison ^^
L’histoire est divisée en trois parties, quasiment égales.

La première partie s’intitule L’Idiot de la Fable. Elle présente les différents personnages qui vont apparaître au cours de l’histoire. Cependant, l’auteur revient parfois aux personnages déjà présentés, sans prévenir. C’est donc assez perturbant au début.
Qui sont ces personnes ? Quelle est la relation qui existe entre elles ?
Cette partie est d’abord focalisée sur Tousseul, un Idiot qui sera recueilli par un couple de paysans, après une confrontation qui s’est mal passée. L’auteur nous présente également la famille Kew, Janie, les jumelles Bonnie et Beany, Gerry, Hip, ainsi que Bébé, un enfant mongolien. Ils ont tous un lien avec Tousseul. De plus, certains ont des pouvoirs paranormaux qui vont se compléter : téléportation, télékinésie, télépathie, hypnose… Ceux-là vont former une sorte d’ensemble, un tout, une seule personne.

La deuxième partie s’appelle Bébé a trois ans. L’histoire est davantage centrée sur Gérard Thompson, dit Gerry. Ce dernier va consulter un psychanalyste, afin de connaître la raison pour laquelle il a tué une personne. Les flash-backs étant nombreux, l’histoire se passe plutôt dans le passé, mettant en place les pièces du puzzle. Le lecteur se rend également compte que Gerry a également un pouvoir particulier. Je n’ai pas vraiment aimé cette partie-là. En effet, je trouve Gerry complètement exécrable… Cependant, j’ai aimé les moments où il partait à la recherche de son passé, du passé des enfants qui l’accompagnaient, du passé de Tousseul.

Quant à la troisième partie La Morale, elle sera axée sur Hip Barrows, personnage qui a donc été présenté dans la première partie. Hip a également un lien avec cet ensemble de personnes. Il essaie de retrouver sa mémoire. Une jeune femme va l’y aider. Le lecteur va ainsi connaître le lien qui existe entre Hip et ce gestalt. J’ai bien aimé cette partie, contrairement à la précédente. Je me doutais de l’identité de la jeune fille, mais n’étais pas complètement sûre. Quant à Hip, j’ai pensé aux hypothèses les plus folles sur son identité, sur sa relation avec les autres ^^’

C’est au final une histoire assez étrange, avec des personnages étranges aux pouvoirs extraordinaires. De plus, l’histoire est racontée par bout, et dans un ordre pas forcément chronologique dans une partie. Malgré tout, j’ai apprécié cette lecture. Quand on s’y habitue (surtout au changement de personnages, au va-et-vient dans le temps), c’est rapide à lire. C’est très fluide. J’ai aimé découvrir ce qui se tramait, les liens qu’il y avait entre eux. Toujours envie d’en savoir plus (les pages défilent assez rapidement dans ces cas-là ^^).
Cependant, à la fin, je suis restée sur ma faim… J’ai trouvé que c’était un peu facile. Pas la toute fin, juste le moment entre Hip et Gerry… En ce qui concerne la fin du fin, j’ai trouvé cela étrange… Je reste perplexe, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris. D’ailleurs, je suis actuellement en train de relire la fin, pour essayer de comprendre…

En tout cas, je suis ravie que la science-fiction me plaise bien. Ou alors est-ce que j’ai de la chance de trouver de bons livres ^^
Citation1 P25 :
« -Comment ça s’appelle… Quand une personne a besoin d’une autre… de son contact, et que les deux sont comme une seule ?… Et qu’il n’y a plus rien d’autre qui existe… Nulle part ?
Alice, qui avait lu des livres, réfléchissait.
– L’amour, finit-elle par dire ; c’est de la folie. C’est le mal ! »

Citation2 P99 :
« Tousseul pensa : l’innocent, c’est ce qu’il y a de plus beau. Pourquoi ? A cause de l’attente. Attentede la fin de l’innocence. Et l’idiot aussi attend. Il attend la fin de son idiotie. Mais ce n’est pas une attente qui soit belle. Et, en fin de compte, ils se rencontrent. Ils s’accomplissent. »

Citation3 P162 :
« – Ce que nous pensons nous fait accomplir des choses curieuses. Certaines nous semblent tout à fait sans motifs, stupides, folles. Et, pourtant, il y a un fondement : dans tout ce que nous faisons, il existe une chaîne solide, inattaquable, une logique. »

Citation4 P288 :
« L’effroi qu’il avait en lui était le bon effroi. La peur est l’instinct de la conservation. Et la peur est quelque chose de réconfortant en ce sens, puisqu’elle signifie que quelque part l’espoir subsiste encore. »

Les âmes vagabondes, de Stephenie Meyer


Présentation de l’éditeur :

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Editeur : JC Lattès
Année d’édition : 2008
Langue : Française
Nombre de pages : 617

Avis (très) personnel :

J’avais acheté ce livre lors de ma folie Twilight. Puis, il a reposé dans ma PAL pendant assez longtemps. Peur d’être déçue, peur que cela ressemble à la saga Twilight (aah les préjugés…). Sur Livraddict, des forumeuses me l’ont chaudement conseillé ! Je me suis donc laissée tenter (surtout qu’elles m’avaient assuré qu’il était rapide à lire ^^).

Dans cette histoire, nous n’avons pas une, mais deux protagonistes principales : Vagabonde et Melanie Stryder. Sur Terre, les âmes sont insérées dans des êtres humains afin d’en prendre possession. Pour ce faire, les humains sont donc capturés.
Ici, Vagabonde (son nom est dû au fait qu’elle a beaucoup voyagé) prendra donc possession du corps de Melanie. Cependant, au lieu de se laisser faire, Melanie va tenter de résister à cette intrusion. Ces deux esprits vont devoir cohabiter dans un seul corps. Melanie voudra retrouver deux hommes auxquels elle tient. Y arrivera-t-elle ?

J’ai trouvé que le début était assez lent et un peu compliqué. Surtout, quand Melanie et Vagabonde se parlaient, je n’arrivais pas à savoir qui était qui… Par la suite, c’est devenu plus facile, plus compréhensible. L’histoire se met tout doucement en place.
Quand elles arrivent à retrouver les deux hommes que recherchait Melanie, j’étais estomaquée par la manière des autres de les accueillir. Surtout par l’un d’eux, Jared. Mais, en se mettant à sa place, je comprends un peu. Je n’aimerai pas trouver le corps de celui que j’aime, mais avec l’esprit d’un autre. Cependant, je ne comprends pas la réaction de l’oncle Jeb… Pourquoi veut-il garder Vagabonde, alors que c’est une âme, une ennemie ?
Bien que parfois exagérée, j’ai trouvé que la description faite à propos des Hommes était assez réaliste.
En restant avec ce groupe d’êtres humains, Vagabonde en devient plus humaine. Elle est comme une enfant, qui n’a jamais rien connu, rien ressenti. Elle découvre tout cela grâce/à cause de Melanie. Elle va découvrir son attachement pour les hommes, ainsi que le tiraillement éprouvé lorsqu’elle doit faire des choix impliquant les âmes et les Hommes, voire un choix impliquant uniquement des Hommes.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Presque à la limite du coup de cœur. Bien que j’appréhendais cette lecture (à tort !), j’étais surprise par l’histoire. Je confirme, dès que j’étais plongée dans l’histoire, j’ai eu beaucoup de mal à m’y défaire. Et, je vous avouerai que je ne m’attendais pas à cette fin… Venant de Stephenie Meyer, cela n’aurait pas dû m’étonner ^^
Comme les autres forumeuses, je le conseille également =)

Citation P222 :

« Son esprit était focalisé sur le contact de cette jeune main dans la mienne. Une émotion naissait en elle, une émotion qui m’était inconnue. Quelque chose à la lisière de la colère, teintée d’envie et de désespoir.
Ca s’appelle la jalousie ! m’a-t-elle informée. »


Nombre de livres lus : 25
Nombre de livres dans la PAL : 59