Archives de Catégorie: Témoignage

Manabé Shima, de Florent Chavouet

Présentation de l’éditeur :

Le Japon est tellement une île qu’il est un archipel.

Dans le catalogue japonais, on trouve des îles industrielles, des îles artificielles, des îles sacrées, des îles musées, des îles formol, des îles atoll, des îles balnéaires, des îles bleu-vert, des îles sauvages, des îles sans âge, des îles connues, Shikoku, et mêmes des îles où l’on pêche et l’on boit.

Parmi ces miettes de terre, il y a Manabé Shima, une île dont on parle peu, mais où poussent très bien les poissons.

Ça tombe bien, je n’ai rien prévu cet été.

Un inventaire exhaustif et désopilant sur Manabé Shima, l’île aux soixante crabes et à peine plus d’habitants, par l’auteur de Tokyo Sanpo.

 

Éditeur : Philippe Picquier
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 144

 

Avis (très) personnel :

Après Tokyo Sanpo, nous retrouvons Florent Chavouet dans Manabé Shima (ainsi que dans la publicité MacDo… Pas lui, mais ses dessins très reconnaissables !). Dans son précédent livre, il nous racontait son périple, dans la capitale japonaise. Ici, il a passé deux mois dans une minuscule île japonaise, en plein été, afin de nous conter/dessiner tout cela.

Manabé Shima étant une très petite île (Florent a presque failli ne pas avoir de logement…), l’auteur nous donne les portraits de toutes les personnes qui y habitent. Enfin, presque toutes, les principales surtout. La famille qui l’accueille, son dealer de biiru, ainsi que quelques autres personnages. Chaque page comporte plusieurs anecdotes, parfois ponctué d’un dessin avec le chat du jour (il y a d’ailleurs une cartographie des gangs des chats à Manabé !).

J’aime toujours autant son style de dessins très colorés, parfois réalistes, parfois pas (le fait qu’il se dessine avec un gros nez par exemple). Le fait que l’on passe du coq à l’âne dans une même page m’enchante, cela me fait penser à mon propre cerveau !! Il fait de Manabé Shima, une île charmante qui me tente vraiment bien… mis à part le fait qu’il y ait beaucoup d’insectes (un mutant cloporte/cafard, qu’il nomme clofard) et que je ne pourrais pas du tout manger de fruits mers. Juste un petit hic, Florent Chavouet s’amuse à écrire en rond, à l’envers, il faut donc un peu de dextérité pour tourner le livre et le lire. Heureusement pour moi, je le lisais chez moi ^^

Je conclurais juste par A quand le prochain livre ? =D En attendant, je vais feuilleter à nouveau Tokyo Sanpo, avant de partir, ça va peut-être me donner des idées ^^

EDIT : Mais quelle tête en l’air, je fais ! J’ai complètement oublié de vous parler de la carte qu’il a faite. Une carte de Manabé Shima. Elle est vraiment magnifique. Ca a dû lui prendre un temps fou pour la dessiner, mais ça vaut le coup d’oeil !!

 

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La Place, d’Annie Ernaux

Présentation de l’éditeur :
Il n’est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
Cette fille, Annie Ernaux, refuse l’oublie des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite « place au soleil ». Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : « Les livres, la musique, c’est bon pour toi. Moi, je n’en ai pas besoin pour vivre ».
Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.
Éditeur : Folio
Année d’édition : 2005
Langue : Française
Nombre de pages : 114
Avis (très) personnel :
Annie Ernaux écrit, dans ce livre, la vie de son père. Ce qu’il était, son passé, ce qu’il est devenu. Ce besoin d’écrire s’est produit à la mort de son père. Ce père pour qui la culture n’était que celle de la terre. J’ai retrouvé en ses parents, enfin en son père surtout, les miens. Faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait pour que rien ne puisse entacher notre famille.
L’écriture est assez simple et réalisée de manière chronologique. Cela permet une lecture rapide (la police n’étant pas trop petite, cela aide aussi). J’ai bien aimé la partie de l’histoire qui explique pourquoi son père est devenu ainsi, à cause des grands-parents. C’était intéressant.
Je reproche juste le fait que lorsque l’auteur cite ses parents ou d’autres personnes, ce n’est pas indiqué (par guillemet ou en italique). Je me posais parfois quelques questions : « Est-ce elle qui parle ? Ou bien quelqu’un d’autre ? ». C’était parfois gênant.
Je trouve que c’est une jolie façon de faire vivre son père, à travers ce livre. Mais, ce ne sera pas un livre que je garderais longtemps en mémoire.
Citations :
« Non pour indiquer un double sens au lecteur et lui offrir le plaisir d’une complicité, que je refuse sous toutes les formes, nostalgie, pathétique ou dérision. Simplement parce que ces mots et ces phrases disent les limites et la couleur du monde où vécut mon père, où j’ai vécu aussi. »

« Obsession : « Qu’est-ce qu’on va penser de nous ? » (les voisins, les clients, tout le monde). »

« Comment un homme né dans une bourgeoisie à diplômes, constamment « ironique », aurait-il pu se plaire en compagnie de braves gens, dont la gentillesse, reconnue de lui, ne compenserait jamais à ses yeux ce manque essentiel : une conversation spirituelle. »
Lien Bibliomania :

Le nid des papillons, de Marie Garnier

Présentation de l’éditeur :

Un matin semblable à tous les autres, ou presque, je ne le sais pas encore, c’est pour aujourd’hui.
Je m’apprête à vivre l’une des journées les plus merveilleuses de la vie d’une femme, je vais être maman.
Cette journée va pourtant tout bouleverser, plus de repaires, plus d’avenir, plus de passé.
Me voilà projetée dans cet univers décalé sans y être préparée, sans même avoir conscience qu’il existait.
J’ai peur !
Que vais-je devenir ?
Que va-t-elle devenir ?
J’ai longtemps cherché comment construire le combat qu’il me fallait mener, pour toi ma fille, pour ton présent, pour mon passé, pour ton futur, pour ton identité.



Éditeur : Les Editions Baudelaire
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 94


Avis (très) personnel :

Dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Baudelaire, Livraddict proposait, parmi d’autres titres, Le nid des papillons, de Marie Garnier. Je pensais que ça allait parler de la grossesse, du fait de devenir maman. Du moins, c’est ce que j’avais cru comprendre en lisant le résumé. Puis, après avoir reçu l’enveloppe contenant le livre et surtout des articles de presse, j’ai réalisé que cela ne traitait pas vraiment le sujet. Peut-être est-ce mieux que j’aie lu l’article avant. Je m’étais donc ainsi préparée avant de lire l’histoire.


Marie Garnier nous décrit son accouchement, et les évènements qui vont s’ensuivre. Sa fille, Anaïs, est atteinte d’une infirmité moteur cérébrale, elle ne peut donc marcher, ni parler. Marie va tout faire pour qu’elle mène une vie « normale ». Le lect eur ressent sa douleur, mais comme elle le dit, ce n’est pas pour que nous la plaignons, qu’elle a écrit ce livre. Il faut également voir que c’est une ode à l’amour. Amour pour sa fille. On le sent à travers ses mots, ses phrases, son texte, qu’elle aime sa fille plus que tout. D’ailleurs, je l’ai sentie possessive envers elle. Je ne sais pas si les mères réagissent toutes de la même manière, n’étant pas une moi-même. Le fait que l’histoire soit écrite à la première personne m’a davantage rapprochée de l’auteur (comme tous les récits écrits dans ce style-là). J’étais touchée par cet amour fou, cet amour possessif pour sa fille (en effet, elle le dit elle-même, le papa n’était qu’un « meuble », elle ne la voulait que pour elle). C’est également effrayant, car je me demande si elle aurait agi de la même manière si sa fille n’avait pas été atteinte par ce retard. Il y a un tel amour, qu’elle ne vit que pour sa fille. Le lecteur le voit à travers des passages en italique (ce sont des moments « actuels ») qui montrent qu’elle culpabilise lorsqu’elle ne pense pas à Anaïs.
Après avoir lu ce livre, cette histoire d’amour filial et de combat, je ne sais pas si je me sens capable d’avoir des enfants, être capable d’éprouver autant d’amour pour mon enfant (surtout s’il est atteint d’une maladie neurologique). Serais-je assez forte ?
Même si, initialement, je pensais lire un tout autre livre, j’ai bien aimé cette histoire, qui m’a parfois émue. De plus, il est rapide et facile à lire : il fait une centaine de pages et les phrases sont courtes. Il y a parfois quelques coquilles, mais cela n’entache en rien.



Citations :

« Au lieu de me plaindre de ce que la rose a des épines, je me félicite que l’épine soit surmontée de roses et que le buisson porte des fleurs » Joseph Joubert

«  »Même dans les périodes les plus sombres de mon combat, quand le doute prédomine, mes pleurs se transforment en rires dès que ses yeux bleus croisent les miens. Je regarde Anaïs et toutes mes angoisses, mes peines sont effacées, pulvérisées. »

Je remercie Livraddict et les éditions Baudelaire de m’avoir fait confiance pour ce partenariat !

Lien Bibliomania :

Journal d’un médecin généraliste, du Dr. Stéphanie Becquet

Présentation de l’éditeur :
Ce livre est tiré d’un blog, « Les états d’âme du docteur Vincent », anonyme au départ. J’ai commencé à transcrire il y a quatre ans mon vécu de médecin généraliste. À l’origine, ce blog m’aidait à prendre du recul sur ma profession, puis je me suis prise au jeu et j’ai eu un enthousiasme grandissant à faire connaître mon point de vue. Mon ambition est de faire réfléchir les lecteurs sur l’état de la médecine en France. La médecine est une interaction subtile entre médecin, patient, pathologie, traitement. Ce n’est pas une science exacte, mais une pratique qui s’améliore au fil des années d’exercice. Les consultations ne sont jamais monotones et souvent étonnantes si l’on prend le temps d’écouter la personne assise en face de soi. Etre médecin en cabinet, c’est être seul avec le poids des décisions à prendre qui sont parfois lourdes de conséquences. J’ai voulu montrer les risques de dérapage et d’usure psychique que les médecins peuvent rencontrer. Je détaille aussi les relations que les médecins entretiennent avec la Sécurité sociale et l’industrie pharmaceutique.
Éditeur : Le Cherche Midi
Année d’édition : 2009
Langue : Française
Nombre de pages : 318
Avis (très) personnel :
Je suis assez embêtée, car je n’ai pas grand chose à dire sur ce livre… 
J’ai choisi ce livre parce que je pensais qu’il serait facile et rapide à lire. Cependant, durant ma lecture, je n’ai pas trouvé que c’était le cas. Je l’avais commencé il y a deçà plusieurs mois. Et je l’ai repris ce mois-ci, afin que ma PAL baisse un peu ^^
Je peux vous avouer que j’ai (beaucoup) lutté pour le terminer.
De quoi cela parle-t-il ?
L’auteur tient donc un journal, concernant son métier de médecin. Cela traite donc des différents patients qu’elle a (ou avait), des anecdotes, du métier de médecin en général, des métiers qui gravitent autour de ce dernier (surtout les visiteurs médicaux qui offrent des cadeaux, des voyages afin que le docteur promeuve le médicament…).
J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs…. Et pourtant, j’aime beaucoup tout ce qui est scientifique, bien qu’il y ait des termes que je ne comprenais pas : le benzodiazépine par exemple. Mais comme elle l’utilise assez souvent (car complètement contre), je me suis renseignée. Je crois qu’en fin de compte ce qui m’a le plus dérangée, c’est le genre du livre, c’est-à-dire un journal. Qui plus est, on ajoute le quotidien assez peu changeant d’un médecin, et le fait qu’elle passe parfois du coq à l’âne sans transition… Je vous avouerai donc que cela ne m’a pas vraiment emballée (même si j’ai appris certaines choses)…
Je regrette (presque) de l’avoir offert à mon frère …
Nombre de livres lus : 26
Nombre de livres dans la PAL : 59

Tokyo Sanpo – Promenades à Tokyo, de Florent Chavouet

Présentation de l’éditeur :
 » Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde.
Plus qu’un guide, voici un livre d’aventures au cœur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m’entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d’essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m’a demandé si c’était bien, la Chine.
Ce à quoi j’ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants. « 
Editeur : Philippe Picquier
Année d’édition : 2009
Langue : Français
Nombre de pages : 206
Avis (très) personnel :
Ce livre est un cadeau de mon petit frère, pour fêter mon quart de siècle plus un ^^
Et il a très bien choisi. En effet, j’avais entendu parler de ce livre depuis quelques mois et je suis allée sur le site de l’auteur, afin de voir ce qu’il faisait (des dessins assez amusant de makis et de sushis, dans des thèmes divers et variés, allez sur ce site, vous verrez bien ;)).
Dès que je l’ai reçu, j’ai mis de côté ma lecture du moment, et j’ai commencé à le feuilleter. Il y a tout d’abord une petite préface, où Florent Chavouet explique les raisons de la création de ce livre. Sur toutes les pages de ce livre, il y a au moins une illustration. Cela va du simple crayon (voire d’une étiquette de fruit) au dessin de quartier, au paysage.
Chaque chapitre correspond à un quartier de Tokyo (Roppongi, Shibuya, Harajuku, etc.). D’ailleurs, juste après la préface, Florent Chavouet a dessiné un plan de Tokyo, indiquant les différents quartiers qu’il a croqués dans son livre. Il fait bien lire les plans, car il mentionne parfois des petites anecdotes (il nous montre, par exemple, la rue où il s’est fait arrêter par un policier, parce qu’il a traversé au rouge…).
Tout le long de ce livre, il y a souvent des caractères japonais. Au début, je pensais passer outre ce problème (car je n’ai pas encore appris…). Mais, je n’ai pas pu résister ^^’ Lorsque c’était des hiraganas ou des katakanas, je les recopiais et cherchais leur signification sur internet.
J’ai trouvé les dessins très réalistes (même si parfois, c’était assez bizarre…), les paysages magnifiques, les blagues à 2yens pas très drôles (mais bon, ce sont des blagues à 2yens ^^).
Je pense que j’emmènerai sûrement ce livre, lorsque j’irai au Japon (un jour, …). J’ai hâte de voir ce que Florent Chavouet va nous pondre la prochaine fois ! Pour le moment, d’après son blog, il serait à nouveau parti pour le Japon (la chance !) !

Nombre de livres lus : 18
Nombre de livres dans la PAL : 66

Le Journal de Ma Yan, de Ma Yan, Présenté par Pierre Haski


Présentation de l’éditeur :

Au nord-ouest de la Chine, il existe une terre ingrate qui tente de survivre. Écartée de l’essor économique de Pékin et de Shanghai, cette région peine à offrir à ses enfants l’espoir d’une vie meilleure. Les parents de Ma Yan s’épuisent dans un labeur éprouvant afin que leur fille puisse étudier et connaisse un meilleur destin. Mais, quatorze ans, Ma Yan doit cesser de s’instruire. Le sacrifice est devenu trop lourd. Elle écrit alors, pour exprimer son désespoir, une lettre déchirante à sa mère qui la transmettra, ainsi que les trois journaux intimes de sa fille, à des Français de passage. Par chance, Pierre Haski, correspondant à Pékin du journal Libération, est présent parmi eux. L’histoire de ce formidable témoignage peut alors commencer… Le journal de Ma Yan s’étend sur deux ans et raconte la vie quotidienne d’une écolière dont la soif de connaissances, la joie de vivre, la lucidité et la malice brillent à chaque page. Consciente des efforts immenses de sa famille, Ma Yan exprime avec une émouvante simplicité son désir inflexible, malgré la misère, la faim, le froid, d’apprendre toujours plus, pour rendre plus tard ce qu’on lui a donné.


Éditeur : J’ai Lu
Année d’édition : 2004
Langue : Française
Nombre de pages : 284

Avis (très) personnel :

Cette jeune fille de quatorze ans, Ma Yan, souhaiterait plus que tout continuer d’aller à l’école. En effet, dans son pays, les filles arrêtent l’école vers la primaire. Après, elles doivent s’occuper de la maison, attendre que leurs familles leur trouvent un mari.
Mais, Ma Yan aime aller à l’école, étudier, apprendre de nouvelles choses, avoir plus tard un métier qui permettrait à ses parents de ne plus trimer au travail, et surtout faire honneur à sa famille et à ses ancêtres.
A travers ce livre, ce journal intime, nous voyons à quel point nous avons de la chance au niveau de l’éducation. Bien des jeunes se plaignent des études, mais, dans certaines contrées, il est très difficile d’étudier. Seul le travail manuel prime afin de (sur)vivre.
Nous nous rendons compte également des sacrifices faits par les parents pour que leurs enfants aillent à l’école : se priver, aller travailler dans les champs à une dizaine de kilomètres de leur maison. De plus, les enfants ont quatre heures de marche pour aller à l’école, avec le risque de se faire attaquer par des personnes malhonnêtes. Pourtant, ils continuent malgré tout d’aller à l’école.

Je pensais que mes parents (leur famille) étaient les seuls à vouloir que mon frère et moi soyons premiers en classe, meilleurs en tout, que nous leur fassions honneur… Je me rends compte que ce n’est pas le cas, c’est la même chose en Asie. Tout ce que les parents de Ma Yan disent et/ou font, les miens le disent et/ou font également. Cela m’a donc laissé une drôle d’impression lorsque j’ai lu ce récit.

Ce livre m’a bien plu. De plus, il est très facile à lire. Et monsieur Pierre Haski donne des indications sur le pays de Ma Yan, les coutumes, les traditions que nous ne connaissons pas forcément. Cependant, il y a certaines répétitions dans l’écriture de Ma Yan qui peuvent ennuyer. Mais, mis à part cela, ce livre est très émouvant.