Archives de Catégorie: Classique

La Vénus d’Ille, de Prosper Mérimée

Présentation de l’éditeur :

Qui est donc cette Vénus retrouvée à Ille, dans un champ ? Une simple statue ou un personnage maléfique et cruel ? Le récit vire au drame et laisse le lecteur dans un étrange sentiment de doute.

 

Éditeur : E-book
Langue : Français

 

Avis (très) personnel :

Le protagoniste, parisien, est invité chez M. de Peyrehorade, pour voir des ruines. Lors de sa visite, il apprend que son hôte a déterré une statue. Magnifique à mourir. La Venus d’Ille. Cette dernière semble réaliste, ce fait est accentué par ses yeux (essentiellement son regard mauvais, bien que joli), sa nudité, sa texture. De plus, une aura un peu mystérieuse se dégage autour d’elle. Des incidents sont arrivés auprès d’elle. Le personnage principal (dont nous ne connaissons pas l’identité) est arrivé au moment du mariage d’Alphonse de Peyrehorade, avec Mlle de Puygarrig. Durant ce joyeux évènement, un incident se produit. Alphonse met l’alliance au doigt de la Vénus, pour aller faire une partie de jeu de paume… Alliance qu’il ne pourra plus lui enlever du doigt. Que se passe-t-il donc ?

La différence entre parisien/provincial et raison/légende est assez présente, sans cesse rappelée par les de Peyrehorade, principalement par le mari. L’écriture est fluide, le vocabulaire simple à comprendre. L’histoire est intéressante et m’a quelque peu rappelé le film d’animation Corpse Bride, de Tim Burton. Mais, le hic est que je n’ai pas vraiment aimé le narrateur, ni ne me suis attachée à lui.

Simple et rapide, en deux nuits, c’était fini… Une lecture plaisante malgré mon ressenti vis-à-vis du personnage principal. Deux films ont été adaptés à partir de ce livre, je me demande bien ce que cela donne en visuel.

 

Citations :
« Prends garde à toi si elle t’aime »


Au Bonheur des dames, d’Emile Zola

Présentation de l’éditeur :

Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe. La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre l’évolution des goûts : on entre dans le royaume de l’illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des dames, se lance dans le nouveau commerce.

L’exploit du romancier est d’avoir transformé un épisode de notre histoire économique en aventure romanesque et en intrigue amoureuse. Rien d’idyllique pourtant : le magasin est construit sur un cadavre ensanglanté, et l’argent corrompt tout. Pour Zola, la réussite du grand magasin s’explique par la vanité des bourgeoises et le règne du paraître. Il nous décrit la fin et la naissance d’un monde : Paris, incarné ici dans l’un de ses mythes principaux, devient l’exemple de la cité moderne.

 

Éditeur : Folio Classique
Année d’édition : 1999
Langue : Française
Nombre de pages : 495

 

Avis (très) personnel :

C’est la deuxième fois que je lis du Zola, mon premier étant Germinal étudié au collège/lycée, que j’avais bien aimé.

Dans ce 11ème tome de la série Les Rougon-Macquart, Emile Zola met en scène la création, la mise en place, le développement d’un grand magasin, qui est, en fait, le principal personnage du livre. Il s’est, pour cela, inspiré des magasins qui existaient déjà à l’époque : le Bon Marché, les Grand Magasins du Louvre, le Printemps, la Samaritaine.

L’action se déroule durant la deuxième moitié du 19ème siècle (1864/1869). Dès le début, nous suivons Denise(20ans), qui vient d’arriver sur Paris, avec ses deux frères, Jean (16ans) et Pépé (5ans). Ses parents étant décédés, et son oncle lui ayant proposé un travail dans sa boutique de draperie, elle est montée dans la capitale, sans le prévenir. Et là, elle va faire sa première rencontre avec le magasin, Bonheur des dames, ce grand magasin, ce bazar, qui vend de tout. Ce magasin a été créé par Octave Mouret, qui a su séduire les femmes avec un tel procédé. Il suit l’air du temps. Mais, non sans conséquence. En effet, ce grand magasin va causer la faillite des petites boutiques avoisinantes, dont fait partie l’oncle de Denise.

Denise, au début, sera un peu la souffre-douleur des autres vendeuses de son rayon. Malgré cela, et son renvoi, elle reste attachée à ce magasin. Elle va peu à peu gravir les échelons, pour se retrouver première de rayon. Grâce à sa douceur, son sourire, son charme, mais également grâce l’amour/le désir que lui porte le directeur, elle va progressivement révolutionner les conditions de travail des employés : une sorte de sécurité sociale, une retraite,  une bibliothèque, des cours de langue, de musique, des jeux également. Tout était à la disposition des salariés. Tout cela grâce à Denise.

Quant à Mouret, comme je l’ai dit précédemment, il a repris le Bonheur des dames, l’a agrandi, a trouvé mille idées, afin d’attirer davantage les femmes (et de faire travailler plus ses employés). Des idées que j’ai l’impression de voir dans les magasins actuels : mettre un rayon d’articles en soldes à  l’entrée du magasin, afin qu’il y ait une sorte d’engorgement (pour que le magasin ait l’air rempli !), modifier la situation géographique des rayons, afin que les clientes se perdent et achètent encore plus de produits, mettre en place un tant pour cent sur les ventes réalisées par un vendeur. Les situations de foule décrites dans le livre me font penser aux fins de semaine passés dans les grands magasins parisiens. La clientèle du Bonheur des dames est hétérogène, pour le montrer Zola l’a personnifiée via quelques personnages féminins, qui reviennent assez souvent : Mme Marty et sa fille, des acheteuses compulsives (surtout la mère), Mme de Boves, une supposée économe, Mme Guibal, qui rend presque tout ce qu’elle a acheté. Mais ce sont grâce à elle, que que M. Mouret gagne sa vie, fait vivre/travailler autant d’employés (des milliers), grâce à leur besoin de paraître, leur coquetterie. Mais, lui qui se jouait des femmes, va souffrir à cause de l’une d’elles, d’un petit bout de femme. Quelle ironie ! Juste une remarque, je me rends compte, avec un peu de recul, que toutes les femmes, mises à part Denise, sont très frivoles, très sensibles au paraître. Elles n’ont pas vraiment un beau rôle.

Zola décrit très bien le Bonheur des dames, son fonctionnement, les vendeuses/vendeurs ambitieux qui font tout pour monter dans la hiérarchie (répandre des rumeurs, accentuer certains mauvais côtés de leur n+1, échauffer les esprits…), les travaux nécessaires à son agrandissement, les rayons et les produits présentés. Ca a l’air réellement gigantesque et impressionnant ! De plus, le Bonheur des dames est toujours présenté comme lumineux, avec les lampes électriques la nuit pour les travaux. En comparaison, Denise remarque que la boutique de son oncle est sombre (et ce, dès le début du livre), oppressante, et que ça ne sent pas vraiment bon. Il est facilement compréhensible que les clients préfèrent aller au grand magasin d’en face.

Un classique à lire, pour les midinettes (ce n’est pas péjoratif, attention ^^ je me comprends dans ce terme !), pour ceux qui veulent connaître cette époque-là, plus précisément les grands magasins.  Cependant, il ne faut pas s’effrayer de certaines longueurs au niveau des descriptions (d’ailleurs, avant de lire ce livre, je ne pensais qu’il y avait autant de tissus possibles…) Après quelques recherches, j’ai remarqué qu’Octave Mouret apparaît dans Pot-Bouille, tome précédant Au Bonheur des dames. J’ai bien envie de le lire, et connaître la facette d’homme à femmes d’Octave !

 

Citations :

« et de comptoir en comptoir, la cliente se trouvait prise, achetait ici l’étoffe, plus loin le fil, ailleurs le manteau, s’habillait, puis tombait dans des rencontres imprévues, cédait au besoin de l’inutile et du joli. »

« On commençait à sortir, le saccage des étoffes jonchait les comptoirs, l’or sonnait dans les caisses ; tandis que la clientèle, dépouillée, violée, s’en allait à moitié défaite, avec la volupté assouvie et la sourde honte d’un désir contenté au fond d’un hôtel louche. »

 

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Les Petites Filles Modèles, de La Comtesse de Ségur

Présentation de l’éditeur :

Camille et Madeleine, les deux sœurs, s’entendent à merveille, partagent les mêmes jeux, les mêmes émotions. Camille, l’aînée, est vive, espiègle, hardie; Madeleine est plus réservée, sensible, solitaire. Promenades en calèche, sauvetage d’un rouge-gorge tombé du nid, indigestions de cassis, disputes et réconciliations, fêtes et parties de campagne… Avec leurs amies Marguerite et Sophie, les petites filles modèles vivent au jour le jour les grandes joies et les petites catastrophes de l’enfance.

 

Editeur : E-book

Langue : Française

Avis (très) personnel :

Bien sûr, c’est une relecture ^^ J’ai lu, il y a bien longtemps, durant mon enfance, Les Malheurs de Sophie, Les Petites filles modèles (qui étaient un de mes premiers livres) et Les Vacances. J’en avais gardé de très bons souvenirs. Alors, pour inaugurer mon reader, j’ai choisi le deuxième tome de cette série.

Camille et Madeleine sont deux soeurs, adorables, bonnes, aimables. Bref, elles n’ont quasiment que des qualités. A la suite d’un accident, elles vont faire la rencontre de Marguerite et de sa maman, Mme de Rosbourg, qui vont, d’ailleurs, s’établir avec elles et Mme de Fleurville. Sophie fait également son apparition. Une longue apparition, expliquée dans l’histoire.

J’étais ravie de les revoir, même si Sophie m’a par moment beaucoup agacée, de par son comportement, ses réflexions. Mais son repentir se fait rapidement ressentir. Ces quatre fillettes vont vivre quelques aventures : se perdre dans la forêt, oublier une poupée lors d’un orage, presque se noyer dans une mare, faire des rencontres qui vont s’avérer intéressantes, etc.

C’était une lecture très agréable, qui m’a fait revenir au temps où j’étais toute petite. Il y a cependant un point que j’ai remarqué, et qui m’a gênée lors de ma lecture : les moments où ils n’arrêtent pas de parler du Bon Dieu, qui agit ainsi pour telles et telles raisons… Mais, c’est peut-être l’époque qui veut cela. J’ai étonné du langage de ces demoiselles, qui, malgré leur jeune âge, paraissent très matures.

Ravie de redécouvrir cette série, je continue actuellement avec Les Vacances.

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Orgueil et Préjugés, de Jane Austen

Présentation de l’éditeur :

Orgueil et Préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Drôle, romanesque, le chef-d’oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !

 

Éditeur : 10/18

Année d’édition : 1979

Langue : Française

Nombre de pages : 369

 

Avis (très) personnel :

Qui n’a jamais lu ou entendu parler d’Orgueil et Préjugés ? De Mr. Darcy et de miss Elizabeth Bennet ?

J’en avais certes entendu parler lors de la sortie du film, mais le livre ne me tentait pas du tout. J’avais peur que ce soit trop classique, trop romance. Bref, j’ai laissé de côté, jusqu’à ce qu’un jour une demoiselle sur Livraddict en parle (qui a dit rabattre les oreilles ?) en de termes si élogieux, que je me devais de le lire pour m’en faire un avis ^^

C’est le deuxième livre que je lis de cet auteur, le premier étant Lady Susan dont j’avais bien aimé le style d’écriture (alors qu’à la base, les récits épistolaires, très peu pour moi).

Que dire de ce livre, à part « J’ai aimé, j’ai aimé, j’ai aimé » ?!

Jane Austen dépeint ici la société anglaise du 18ème siècle. Il y a deux classes sociales qui sont mises en avant. Nous avons la noblesse à travers Mr Bingsley, ses soeurs et Mr Darcy, et la classe-en-dessous-de-la-noblesse (je ne sais pas exactement comment elle s’appelle… ), représentée par la famille Bennett. J’ai aimé découvrir tout cela, cette « bonne » société, les manières des personnes, leur langage (que j’adore !), et les vrais gentlemen ! ❤

J’ai aimé suivre l’histoire aux côtés d’Elizabeth. Cette jeune fille, d’une vingtaine d’années, est très franche, honnête, parfois sarcastique, ironique. Bien sûr, elle n’est pas parfaite (je vous rappelle, ce livre s’intitule quand même Orgueil et Préjugés ^^). Je me suis attachée à elle, même lorsque je savais qu’elle se trompait sur une certaine personne ^^ Hormis sa tante, Mrs. Gardiner, Jane et miss Darcy, les autres filles/femmes ne trouvent guère grâce à mes yeux. Mais, est-ce l’époque qui veut ça ? L’argent compte beaucoup, j’ai l’impression. Quant à l’amour, il passe au second plan.

Et, Mr. Darcy… Je n’ai rien à dire sur lui, je veux juste le même ! =)

En tout cas, cette lecture m’a donné envie de découvrir la série BBC avec Colin Firth ! Et surtout, j’ai envie de lire d’autres titres de Jane Austen =)

EDIT : J’ai enfin vu la série BBC et j’aime ! Je trouve que l’adaptation est très bien faite. Cependant, je trouve que c’est Lizzie la plus jolie de la famille (et non Jane…). Par contre, Mr. Darcy est identique à celui du livre, voire mieux ! ❤ Et, surtout, j’ai enfin vu la fameuse scène du lac !!! =D Quant à d’autres titres de cette dame, Emma est entrée dans ma PAL ^^

 

Lecture Commune organisée par Révélation avec : Jelydragon ; Estellecalim ; Paikanne ; Furby71 ; Hell-eau ; Amethyst ; Slay ; LuCa ; Scor13 ; Didi8921 ; Lynnae ; Anastassia ;

 

Citations :

« Moi qui étais si fière de ma clairvoyance et qui ai si souvent dédaigné la généreuse candeur de Jane ! Quelle découverte humiliante ! Humiliation trop méritée ! L’amour n’aurait pas pu m’aveugler davantage ; mais c’est la vanité , non l’amour, qui m’a égarée. »

 

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Lady Susan, de Jane Austen

Présentation de l’éditeur :

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question… 

Éditeur : Folio
Année d’édition : 2006
Langue : Française
Nombre de pages : 116

Avis (très) personnel :

Voilà mon tout premier livre de Jane Austen. J’avais choisi ce dernier, sur les conseils avisés des membres du forum Livraddict
Je ne savais pas du tout que c’était un roman épistolaire. En effet, c’est un style que je n’apprécie pas énormément. Je pense que j’ai dû être traumatisée par Les liaisons dangereuses… Livre que je n’ai pas apprécié, justement à cause de ce style d’écriture.
Revenons à Lady Susan.
Le lecteur voit donc, à travers les lettres envoyées,les projets, les sentiments (factices ou réels) de Lady Susan, veuve, avec une enfant.
L’écriture est fluide. Le style ne m’a pas du tout gênée. Au contraire, j’ai bien aimé. Lire les lettres, pour connaître le point de vue des personnes qui côtoient Lady Susan. Le vocabulaire est, par ailleurs, compréhensible. Cela me changeait de la lecture précédente !
Lady Susan ne m’a pas du tout fait bonne impression. Calculatrice, stratège, égoïste. Voilà les termes qui pourraient la caractériser. Malgré cela, j’ai été bluffée par sa manière d’improviser aussi rapidement (c’est quelque chose qui me manque !).
J’ai ressenti de la pitié pour la pauvre Frederica, ainsi que pour Reginald, le prétendant abusé. Ils sont complètement sous la coupe de cette lady. Surtout Frederica, puisque Reginal arrive tant bien que mal à s’en défaire, à la fin. D’ailleurs, en parlant de la fin, j’en aurai une différente. Surtout pour Lady Susan. Une plus déplorable.
En bref, c’était une belle surprise. J’ai apprécié cette lecture, malgré ce style littéraire. Cela me donne un avant-goût de du style d’écriture de Jane Austen, qui ne me déplaît point. Bien que ce ne soit pas pour tout de suite, je pense que le prochain livre de cet auteur que je lirai sera Orgueil et Préjugés ! J’ai entendu tellement d’avis positifs dessus que je veux le lire ^^

Citation1 P26 :

« Ce projet aura au moins le mérite de m’amuser et de m’empêcher de ressentir aussi vivement cette affreuse séparation d’avec vous et d’avec tous ceux que j’aime. »

Citation2 P108 :

« Je suis lasse de soumettre ma volonté au caprice d’autrui, d’abdiquer mon jugement par déférence envers des gens auxquels je ne suis liée par aucun devoir et pour lesquels je n’éprouve aucun respect. J’ai fait trop de concessions – je me suis trop facilement laissée influencer. »

Nombre de livres lus : 12
Nombre de livres dans la PAL : 69