Archives de Catégorie: Drame

Si je reste, de Gayle Forman

Présentation de l’éditeur :

Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.

Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après. Sortir du coma, d’accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste…

 

Editeur : Pocket

Année d’édition : 2010

Langue : Française

Nombre de pages : 183

Avis (très) personnel :

L’histoire commence par le jour où Mia, jeune fille de 17 ans, a un grave accident de la route. A partir de ce moment-là, elle va se trouver entre deux mondes. Bien qu’elle se trouve physiquement dans le coma, elle peut voir ce qui se passe autour d’elle. Comme un fantôme, mais qui ne peut traverser les murs ^^ Chaque passage du moment présent est entrecoupé de flash-backs de son passé : sa rencontre avec Adam, son petit-ami, la naissance de Teddy, son petit frère, son amitié avec Kim… Tout cela s’enchaîne jusqu’à la décision finale.

J’ai bien aimé Mia et Adam (bien qu’un peu trop propres, trop parfaits). Adam est très gentil, mignon, qui fera tout pour sa bien-aimée (quasiment le petit-ami parfait). Quant à Mia, c’est une jeune fille, qui n’a pas réellement confiance en elle, à laquelle les filles peuvent facilement s’identifier (ce qui était parfois mon cas).

Concernant l’histoire, bien qu’assez classique, je l’ai très trouvée émouvante. J’ai eu de nombreuses fois les larmes aux yeux, la gorge nouée, me demandant « et si cela m’arrivait, quelle décision prendrais-je ? ». Ces moments sont, par ailleurs, accentués par la narration à la première personne, ce qui rend le lecteur plus proche du protagoniste. J’ai également aimé l’alternance entre le présent et le passé, à l’aide des flash-backs non chronologique de Mia. Même en étant présente physiquement, ses pensées dérivaient vers ce qu’elle a fait, vers ce qu’elle pourrait faire (rester ou partir, telle est la question !).

J’ai vu que la suite Là où j’irai est sortie, mais je ne sais pas si je l’achèterai… J’ai bien trop peur d’être déçue…

Citations :

« C’est moi qui décide, je le sais maintenant. Et cette certitude me terrifie encore plus que tout ce qui est arrivé aujourd’hui. »

« Pourtant, je sacrifierai n’importe quoi pour avoir été en mesure de lui en donner un. »


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Les Fleurs d’Hiroshima, d’Edita Morris

Présentation de l’éditeur :

« Nos voix ne sont que des murmures et nous chantons ces complaintes qui nous sont si chères. [ …] C’est avec toute notre passion que nous lançons ce cri du cœur : ‘Jamais plus Hiroshima !’ – Comme nous nous sentons proches les uns des autres ! Nous sommes une espèce à part. »

Yuka a 30 ans. Elle et sa famille ont survécu à la bombe jetée sur Hiroshima quinze ans avant le début de cette histoire. Yuka fera tout pour que sa famille et ses proches aient une vie normale, même à l’arrivée de ce jeune Américain qui lui loue une chambre et qui a la joie de l’innocence.

C’est l’histoire simple de gens incapables d’oublier mais qui font preuve du courage immense des rescapés et des sacrifiés : celui de cacher au reste du monde leurs souffrances.

 

Éditeur : J’ai Lu
Année d’édition : 2007
Langue : Française
Nombre de pages : 126

Avis (très) personnel :

C’est un livre que j’ai acheté il y a pas mal de temps, lorsque je m’intéressais à la période Hiroshima. Je m’y intéresse toujours, mais j’avais d’autres livres à lire (fichu PAL !). L’occasion s’est donc présenté pour le challenge Histoire, de jelydragon !

C’était une lecture très intéressante. Nous observons la vie quotidienne d’une jeune femme japonaise, Yuka, qui fait partie des personnes qui ont été irradiées à cause de la bombe A, 15 ans aupravant. Dès le début de l’histoire, bien qu’elle ait invité Sam-san à loger chez elle, elle souhaite plus que tout lui cacher les ravages de la bombe Hiroshima.

Je vais tout d’abord énoncés les points qui m’ont parus négatifs. L’attitude de Yuka m’a au départ agacée, son envie de tout cacher, alors que c’est elle qui a invité Sam à habiter chez eux pendant son voyage. Puis, au fil de l’histoire, j’ai mieux compris ses sentiments. Il ne faut pas oublier non plus que c’est une japonaise, avec des traditions qui vont avec. Par ailleurs, des erreurs au niveau des termes japonais en rômaji m’ont un peu gênée (bien que j’aie aimé qu’ils aient été utilisés) (par exemple, suchi au lieu de sushi). Il y avait également une erreur dans une expression en japonais : iruka desuka (la phrase étant ikura desuka). Ce sont, certes, des petites broutilles mais je trouvais que l’auteur (ou le traducteur) aurait pu faire attention.

C’est cependant une très belle histoire, sur ce qui est réellement arrivé à Hiroshima lors de ce fameux 6 août 1945 et de ce qui en a découlé. Le destin des personnes qui ont été touchées a définitivement changé. En effet, ce type de bombe est traître, car même si une personne irradiée n’a pas l’air de souffrir (voire n’a rien du tout), elle ne sait pas ce qui pourrait arriver à sa progéniture (ses enfants seront-ils normaux ?). De plus, ces personnes ne sont pas bien vues par le reste des japonais, elles sont même mises à l’écart dans la ville d’Hiroshima. Pourtant, elles ne se plaignent pas, ne montrent pas leur souffrance, ne veulent pas attirer le regard des gens. Elles vivent comme s’il ne s’était rien passé.

Un très joli livre. Je pense que je le relirai (plus tard, s’entend).

 

Citations :

« Privé de soin, dit Maeda-san, l’esprit devient une terre sauvage infestée de serpents venimeux et envahie de ronces. »

« Cultive les Fleurs de ton esprits

Et le monde en sera parfumé. »

« Jamais plus Hiroshima ! »

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Hiroshima mon amour, de Marguerite Duras

Présentation de l’éditeur :
LUI : Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien.
ELLE : J’ai tout vu. Tout… Ainsi l’hôpital je l’ai vu. J’en suis sûre. L’hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?
LUI : Tu n’as rien vu d’hôpital à Hiroshima. Tu n’as rien vu à Hiroshima…
ELLE : Je n’ai rien inventé.
LUI : Tu as tout inventé.
ELLE : Rien. De même que dans l’amour l’illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j’ai eu l’illusion devant Hiroshima que jamais je n’oublierai. De même que dans l’amour.

Éditeur : Gallimard / Folio
Année d’édition : 1960
Langue : Française
Nombre de pages : 124

Avis (très) personnel :
J’ai lu ce livre dans le cadre du Défi Livre qui dort, de Florel.




J’ai mis beaucoup de temps avant de le commencer. En effet, je n’avais plus vraiment l’envie de le lire. Je l’avais acheté lors de ma période « Japon/1945 », puis en le feuilletant, cela ne m’avait pas très intéressée…


Ce livre est le support écrit du film du même nom (que je n’ai pas vu), agrémenté de dialogues qui n’ont pas été gardés par le réalisateur. L’histoire est écrite sous forme de dialogues, comme au théâtre, avec des indications scéniques. C’est déjà un mauvais point, car, je ne suis pas très fan de ce genre de littérature, mise à part les classiques.
L’histoire commence par un synopsis, qui est plus qu’un résumé. En bref, c’est l’histoire en beaucoup plus court, et en version plus romancée. Le roman en lui-même m’a pas mal ennuyée. Peut-être devrais-je regarder le film ?
Dans cette histoire, il y a deux personnages : un homme et une femme. Un japonais et une française qui se rencontrent à Hiroshima. Le lecteur ne connait pas leurs noms, les protagonistes se différencient par les termes elle et lui, et plus tard par Nevers et Hiroshima. Les villes qui les caractérisent.
J’ai malgré tout aimé la partie où la femme parle de son passé. J’ai trouvé que c’était intéressant, mais ce n’est pas assez pour que je puisse aimer ce livre.


Citations :
« Cette étreinte, si banale, si quotidienne, a lieu dans la ville du monde où elle est le plus difficile à imaginer : HIROSHIMA. »

« Comme toi, je suis douée de mémoire. Je connais l’oubli. »

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Nombre de livres lus : 2

L’Enfant de tous les silences, de Kim Edwards

Présentation de l’éditeur :

1964. Une terrible tempête de neige paralyse le Kentucky. Le Dr David Henry n’a pas le choix : il doit accoucher lui-même sa jeune épouse, Norah, qui met au monde un magnifique garçon, puis une petite fille… trisomique. En un instant, David, persuadé d’agir pour le mieux, va prendre une décision tragique : il confie la petite à Caroline, son infirmière, qui doit l’emmener dans une institution spécialisée. A Norah, il annonce que le bébé n’a pas survécu. Mais Caroline choisit de sauver la petite et de l’élever comme sa propre fille…
Des années plus tard, la vérité refait surface, et, avec elle, des conséquences dramatiques pour cette famille déchirée.

Éditeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 534

Avis (très) personnel :

Je remercie tout d’abord Livraddict et les éditions Le Livre de Poche, pour m’avoir sélectionnée et fait découvrir ce livre.

Tout d’abord, je pensais que c’était un livre de genre thriller. Mais, après lecture, ce n’est pas du tout le cas.
Notre protagoniste principal, le docteur David Henry, va prendre une grande décision, lorsqu’il va aider son épouse Norah, à accoucher. En effet, un premier bébé est mis au monde. Un parfait petit garçon, qui s’appellera Paul. Puis, vient une petite fille. Une petite fille trisomique… C’est à ce moment-là que David décidera (pour des raisons personnelles) de la faire passer pour morte, et de demander à son infirmière, Caroline, de la placer dans un institut spécialisé. Or, ce dernier était dans un tel état, que Caroline a préféré garder la petite fille, prénommée Phoebe.
Il y aura donc deux histoires à partir de l’accouchement. L’histoire du côté de la famille Henry et celle de Caroline. J’ai aimé cet aspect du livre. Cela permettait de voir les réactions, les ressentis de tout le monde. Certes, le fait que Phoebe soit trisomique est une des raisons de l’histoire, de tout ce qui va découler, mais également le fait que David ait caché son existence au reste de sa famille : sa femme, son fils. A cause de ce secret qui va le ronger, leur vie ne sera plus pareille.
J’étais assez énervée contre lui (David), d’avoir pris cette décision, mais également de se renfermer sur lui. Réflexion faite, comment aurais-je agi ? Je ne me rendais pas compte qu’un secret puisse être aussi destructeur. Puis, à la fin, je pense que j’ai ressenti de la pitié pour lui…
Quant à Caroline Gill, je l’ai trouvée très forte. Elle a tout fait pour que Phoebe vive, qu’elle ait une éducation comme une personne normale, une vie comme les autres.
C’est une histoire qui m’a parfois émue, surtout vers la fin (déchirement qu’éprouve David, retrouvailles,  …). En conclusion, j’ai bien aimé ce livre. J’ai lu quelque part que l’auteur avait publié un autre livre, un recueil, The Secrets of a Fire King, qui m’a l’air intéressant.

Citations :

« Malgré toute sa bonne volonté, malgré tout l’amour qu’il portait à ses parents, il savait que la vie les séparerait irrémédiablement. »

« Ce que je vois chaque jour, c’est une petite fille avide d’apprendre, qui aime tout le monde, sans discrimination. Et ce que je vois ici, c’est une assemblée de juges qui semblent avoir oublié que ce pays promet l’accès à l’éducation à tous ses enfants – quelles que soient leurs aptitudes intellectuelles. »

« Conscient de la singularité de Phoebe, des difficultés auxquelles elle se heurterait à cause de sa différence, et cependant poussé vers elle, par-delà les obstacles et les préjugés, à cause de cet amour sincère et rayonnant qu’elle portait en elle. »

Lecture commune avec :
Jana ; cacahuète ; 100choses ; Elea23 ; Juna62 ;

Lien Bibliomania :


La Nostalgie de l’Ange, d’Alice Sebold

Présentation de l’éditeur :
Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sœur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation…
Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.
Editeur : J’ai Lu
Année d’édition : 2009
Langue : Française
Nombre de pages : 348
Avis (très) personnel :
La Nostalgie de l’Ange est un livre que j’ai adoré ! Je ne pensais pas autant. J’étais très émue, touchée par sa lecture. J’ai même eu parfois les larmes aux yeux. Et, c’est un signe de qualité ! Car, je ne pleure pas souvent en lisant un livre, la larmounette est même rare. J’ai cependant ressenti un certain malaise dans les dix premières pages, lorsque le viol et le meurtre de Susie Salmon nous sont contés. C’est Susie qui nous raconte ce qui lui arrive depuis son paradis, ainsi que ce qui passe dans ce dernier. En effet, le paradis est spécifique à chacun. Néanmoins, certaines personnes peuvent avoir leurs paradis qui se croisent.
Depuis son paradis, Susie voit tout ce qui se passe sur Terre, les pensées, les souvenirs des personnes. Grâce à cette faculté, elle va donc observer sa famille, après sa tragique disparition, la façon dont ils essaient de s’en sortir, façon qui est caractéristique à chacun : la fuite, la chasse à l’assassin par exemple. Elle peut également voir ses amis proches, son premier amour, et son assassin. Puis, avec le temps qui passe, et les événements qui ont suivi l’accident, les parents, la sœur et le frère vont peu à peu commencer à vivre.
Ce qui arrive à Susie, vers la fin du livre, j’ai trouvé ça super (peut-être un peu trop fantastique…). Elle peut enfin faire certaines choses, qu’elle a manquées à cause de sa mort prématurée. Se sentir un peu plus adulte (même si ce n’était pas son corps à elle).

On se rend finalement compte que tout comme les vivants, les morts doivent faire leur deuil, afin d’aller vers l’avant, et d’atteindre le « grand grand paradis », comme dirait Susie.

Certes, c’est un livre triste, mais il y a toujours une petite pointe d’humour qui permet de ne pas déprimer tout le long du livre. J’aurai pu finir ce livre assez rapidement, mais je n’avais pas envie d’aller trop vite, juste envie de le savourer…

Je tiens donc à remercier Blog-O-Book et les éditions J’ai Lu pour ce partenariat. Partenariat qui m’a permis de lire (enfin !) ce livre. En effet, j’en avais déjà entendu parler lors de la sortie du film en début d’année et je me suis promis de le lire avant de regarder le film. Maintenant que l’étape « Lecture » est réalisé, il ne reste plus que l’étape « Visionnage du film ». Je vais cependant attendre quelque temps avant de le regarder, pour bien digérer le livre (Comment ? Je ne vous avais pas dit que j’étais livrovore ?!) et ne pas faire trop de comparaisons entre les deux.

Citation1 P69 :
« J’avais envie de le soulever et de le porter, comme sur les statues que j’avais vues dans les livres d’histoire de l’art. Une femme qui porte un homme en travers de ses genoux. Le sauvetage à l’envers. La fille disant au père : « Ça va aller. Tu vas t’en sortir. Maintenant, je ne laisserai rien ni personne te faire du mal. » »
Citation2 P201 :
« Ce jour-là, je sus que je voulais raconter l’histoire de ma famille. Parce que l’horreur sur Terre est réelle et quotidienne. C’est comme une fleur ou le soleil ; rien ne peut l’empêcher d’être. »

Nombre de livres lus : 8/68