Archives de Catégorie: Culinaire

Le Fantôme de Brillat-Savarin, de Mary F. K. Fisher

Présentation de l’éditeur :
Les souvenirs de Mrs Fisher étincellent tout au long de son livre : elle nous décrit un dîner doux-amer en Bourgogne, sous l’égide d’un serveur d’exception ; le parfum capiteux et reconnaissable entre mille du pain d’épice de Dijon qui se faufile jusque dans la cathédrale par une fenêtre pour se mélanger à celui de l’encens; le plaisir furtif des « délices secrètes » et la volupté qu’elle-même éprouve à déguster « des quartiers de mandarines desséchés sur le radiateur […], puis refroidis sur la neige toute fraîche empilée sur le rebord de la fenêtre, où ils deviennent miraculeusement dodus et juteux à souhait ». Ecrit en 1937, ce premier livre nous entretient de mille anecdotes aussi divertissantes qu’appétissantes, racontées avec bonheur par la grande dame de la littérature américaine et de la gastronomie M. F. K. Fisher.

Editeur : Le Serpent à Plumes
Année de l’édition : 2006
Langue : Française
Nombre de pages : 303

Avis(très) personnel :
Le titre de ce livre m’a tapé dans l’oeil. D’abord une première fois : mais non, je ne me suis pas laissée faire. Puis, une deuxième fois, et vu le prix (1.50€), j’ai fléchi. D’ailleurs, je l’ai lu rapidement après son achat, ce qui est assez rare chez moi.

Mary Frances Fisher, née Kennedy, est un auteur de livres spécialisés la nourriture, elle a également traduit La Philosophie du Goût, de Jean-Anthelme Brillat-Savarin. Elle semble d’ailleurs l’admirer. Ce livre est en effet ponctué de phrases le concernant. J’ai donc appris par la même occasion l’identité de ce monsieur. Son nom me disait vaguement quelque chose. Jean-Anthelme Brillat-Savarin était un gastronome du XIXe siècle, dont certaines personnes lui ont rendu hommage en donnant son nom à un dessert (le savarin, gâteau qui sert à préparer le baba au rhum), et à un fromage (le brillat-savarin, un fromage de vache très crémeux -70% MG- qui vient de Bourgogne). D’ailleurs, en parlant de fromage, j’ai goûté récemment en Bourgogne, le délice de Pommard (un fromage crémeux enrobé de graines de moutarde), c’est délicieux ! Je me demande où je pourrais en trouver sur Paris…

L’auteur nous raconte les façons de dîner, de déjeuner, de savourer les plats qui diffèrent selon les époques, les pays aussi. C’est même un peu l’histoire du goût, de la nourriture, des plats. Malgré (ou à cause de) son origine britannique M.F.K. Fischer est très négative par rapport à la nourriture de son pays, aux habitudes anglaises, ainsi qu’à cette cuisine qui est faite de graisse animale. Est-ce pour cela qu’elle admire la cuisine française, plus raffinée, et les Français, qui le sont également (nous ne devons pas connaître les mêmes Français !).

J’ai eu du plaisir à lire ce livre, à découvrir des plats, des manières de faire, les anecdotes qu’elle pouvait nous conter, même si je l’ai trouvée un peu vindicative sur certains points. C’est un peu comme une grand-mère qui nous raconterait ses souvenirs d’une autre époque.

Citations de Brillat-Savarin :
« Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. »
« Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger. »

Sur ce, je vous laisse, mon avion est normalement en train de décoller à l’heure où vous lirez cet article (vive la planification !) héhé


J’aime les sushis, tome 1, de Ayumi Komora

 

Présentation de l’éditeur :
Élève dans la section hôtelière de son lycée, Hanayu est dingue de sushis ! Depuis qu’elle y a goûté enfant, elle ne rêve plus que d’une chose : devenir Maître sushi, une spécialiste capable de découper le poisson comme personne ! Seul hic : elle est supposée reprendre l’entreprise familiale, une pâtisserie de renom… Poissons et entremets ne faisant pas bon ménage, la jeune fille, volontaire et rusée, monte un ingénieux stratagème : épouser Hayato Hyûga, un élève de sa classe, et fils d’un Maître sushi ! Ce qu’elle ne sait pas, c’est que lui, rêve de devenir… Chef pâtissier ! Ce premier imbroglio annonce les multiples péripéties à venir, tout au long de ce véritable shôjo culinaire, riche et diversifié comme la carte d’un authentique restaurant de poisson cru !
Éditeur : Delcourt
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 192
Avis (très) personnel :
J’attendais ce manga depuis quelques semaines. En effet, vous connaissez maintenant ma passion pour la nourriture ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette série !
Dès le début, le lecteur pourra déguster (avec les yeux) des plats préparés par les élèves de la section hôtelière. Ici, nous verrons des plats de poissons crus, des pâtisseries, tout cela saupoudré avec un peu de romance (sinon ce ne serait pas un shôjo).
Bien qu’elle soit la fille d’un pâtissier, Hanayu souhaite devenir Maître Sushi. Pour cela, elle pense à un stratagème : épouser Hyûga, qui lui est fils d’un Maître sushi. Ironie du sort, ce jeune homme voudrait devenir pâtissier. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent ^^
La romance entre ces deux personnages est, pour le moment, mignonne comme tout. Et comme ils n’ont pas la même vision de leur relation (Hyûga m’a l’air assez amoureux d’Hayato, qui, elle, ne pense qu’aux sushis…), cela donne des moments assez comiques.
Je le conseille pour celles (ou ceux) qui aiment les shôjo et la nourriture =D
Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais le titre me fait penser au sketch de Gad Elmaleh, « Chouchou » ^^

Natures mortes au Vatican, de Michèle Barrière

Présentation de l’éditeur :
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. François, le héros de Meurtres à la pomme d’or, est à présent le secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisiner personnel du pape.
Il l’aide à rédiger son Opera, un recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d’aubergines, parpadelles au bouillon de lièvre, pigeon à la sauge…
Mais des évènements inquiétant se produisent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d’un odieux chantage, une fête vire à l’orgie et au massacre.
De Rome à Naples, puis Genève, le lecteur friand d’aventures et de gastronomie suit avec bonheur la quête de François, dans cette Renaissance où mort et volupté se côtoient constamment.
Editeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 2009
Langue : Française
Nombre de pages : 314
Avis (très) personnel :
J’aime lire (plus particulièrement le genre policier) et j’aime la nourriture. Natures mortes au Vatican réunit mes deux ingrédients préférés. Je me devais de le lire !
Tout d’abord, je dois préciser que ce livre est le deuxième qui met en scène François Savoisy, le protagoniste de notre histoire, et que je n’ai pas lu le premier. En effet, je ne m’en suis rendue compte qu’après l’avoir acheté…
La bibliothèque, par Arcimboldo

François Savoisy est le secrétaire de Bartolomeo Scappi, cuisinier personnel du pape Pie V. Il l’aide à rédiger son livre de recettes. Dès le départ, le lecteur voit que notre protagoniste est dans une situation pas très commode : un chantage effectué par un cardinal, le cardinale de Granvelle. Un rapide rappel est effectué, afin que le lecteur en sache davantage sur François (qui a fui Montpellier). Et, son passé est distillé au fur et à mesure de l’aventure.

Les descriptions (que ce soient des lieux ou des plats) sont superbes. Je me croyais vraiment à Rome, en Campani, à Genève. Les plats avaient l’air tous aussi délicieux les uns que les autres. J’ai aimé que les protagonistes que côtoie François aient réellement existé. Par exemple, le célèbre peintre Giuseppe Arcimboldo, notre cuisinier maître Scappi, etc. Ces derniers sont relatés à la fin du livre, avec un bref résumé.
Pour le côté policier, il n’est pas vraiment présent. Les premiers meurtres apparaissent vers la moitié du roman, mais n’ont pas vraiment de conséquences. Je pensais qu’à partir de là, François et ses amis allaient essayer de trouver le(s) coupable(s). Mais, je me suis complètement fourvoyée.
C’est davantage une observation de la vie de François. Vie qui est liée à la nourriture, au charnel. Je ne me suis pas vraiment attachée à ce personnage. Je l’ai trouvé parfois très énervant.
Pour ceux qui veulent du policier, il faudra repasser. Parce que leur appétit ‘noir’ ne sera pas satisfait par ce livre. Il m’a plu parce que j’aime ce qui a attrait à la nourriture ^^ Heureusement d’ailleurs, sinon je pense que je ne l’aurais pas terminé.
Ce qui est sympa, l’auteur nous donne, à la fin du livre, des adresses gourmandes pour un séjour en Italie, ainsi que des titres de livres ayant pour période, la Renaissance. Il y en a certains que je vais noter ! Et, le lecteur pourra réaliser certaines recettes de maître Scappi. Une vingtaine sont répertoriées. Il y en a d’ailleurs quelques-unes qui me font de l’oeil !
Citation1 P11 :
« Certes, maître Scappi est un véritable magicien qui sait tout des nourritures terrestres et les transforme en mets qui raviraient les anges du ciel s’ils pouvaient y goûter. »
Citation2 P54 :
« Surtout, ne vous embarrassez pas d’ivrognes : même s’ils sont les meilleurs cuisiniers du monde, ils seraient cuits eux-mêmes avant les hors-d’oeuvre. »
Citation3 P63 :
« Et si vous voulez savoir comment on fabrique le noir, sachez que c’est la couleur la plus dure et la plus longue à obtenir. Je peux vous assurer que broyer du noir pendant des heures, ce n’est pas drôle. »
Citation4 P191 :
« Il faut juste avoir le tour de main : il faut la filer, c’est-à-dire soulever et tirer la pâte plusieurs fois avec une écuelle ou un bâton. Ici on appelle ce fromage mozzarella parce qu’elle mozzata, c’est-à-dire coupée pour lui donner la bonne dimension. »

Nombre de livres lus : 16
Nombre de livres dans la PAL : 67

Heartbroken Chocolatier, tome 1, de Setona Mizushiro


Présentation de l’éditeur :

Sohta, étudiant dans une école de pâtisserie, sort avec Saeko, d’un an son aînée. Il l’adule depuis son coup de foudre, il y a quatre ans, et a enfin réussi à sortir avec elle juste avant Noël. Il essaye de combler l’amour de Saeko pour le chocolat, mais elle ne répond pas à ses avances et garde ses distances !
Sohta ne se décourage pas pour autant et se consume dans cette passion qui lui laisse, à chaque fois, la saveur douce-amère du chocolat noir…
Éditeur : Kaze
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 192
Avis (très) personnel :
J’ai emprunté ce manga à ma petite nièce. Ça parlait de chocolat, je ne pouvais y résister ^^

C’est l’histoire d’un jeune homme, Sohta, qui est amoureux d’une jeune fille, prénommée Saeko. Ils vont tous les deux sortir ensemble. Cependant, Sohta va se rendre compte qu’elle ne l’aime pas. Au lieu de déprimer chez lui, à pleurer toutes les larmes de son corps, il va aller en France, pour aller travailler dans une chocolaterie très réputée. Mais, ce n’est pas à cause de cette célébrité qu’il veut travailler là-bas. Non, non. Il veut y aller, car c’est la chocolaterie préférée de Saeko. Il veut se rapprocher d’elle le plus possible, par ce biais.

C’est un garçon assez romantique, ce Sohta. Qui se laisse un peu faire par Saeko. J’avais envie de le secouer ! Mais, c’était tellement mignon, la façon dont il s’enflamme pour elle (alors qu’elle l’a quitté la veille de la Saint-Valentin)… Néanmoins, grâce à l’aide de ses amis Olivier (rencontré à Paris) et Kaoruko (employé de son père pâtissier), il va essayer de s’endurcir, afin de lui montrer qu’il ne sera pas toujours là pour elle.
Les dessins ont beau être simplistes, cela suffit. Les chocolats sont tellement bien dessinés, que cela me ferait presque saliver !
L’humour est également présent. Par exemple, lorsqu’il arrive en France, il ne prononce pas bien les mots : « Bondjour ». Et heureusement, Olivier (qui a passé sa jeunesse au Japon) va traduire ce qu’il dit afin que son patron l’embauche, ce qui conduit à une situation assez comique.

Rien que pour le thème de ce manga (le chocolat !!!!), je lirai la suite. Je trouve, en effet, que le chocolat colle bien avec le thème de l’amour : doux, sucré, amer…
Mais, il y a un souci… Ma nièce ne rentre que dans 3 semaines… Je n’aurai le deuxième tome que dans 3 semaines… Ce n’est pas grave, j’ai d’autres mangas à lire 😉


Le Gourmet Solitaire, de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi


Présentation de l’éditeur :

On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant des furtives rencontres. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi. Le Gourmet solitaire est un mets de choix de la collection Sakka.


Editeur : Casterman
Année d’édition : 2005
Langue : Française
Nombre de pages : 198

Avis (très) personnel :

Ce manga regroupe deux thèmes que j’apprécie beaucoup : le Japon et la cuisine. Il ne manque plus que le côté roman policier/détective, et ce serait parfait ! C’est LE manga que je n’arrête pas de relire. Dès que j’ai un peu de temps, dès que j’ai envie de revoir la cuisine japonaise.



Il regroupe des histoires qui n’ont pas de liens entre elles, mais qui ont pour protagoniste un japonais qui s’occupe d’une entreprise d’import-export. Ce n’est pas vraiment le plus important. Non, le plus important, c’est que chaque histoire correspondra à un plat qu’il va prendre. Cela va des sushis, aux raviolis chinois, en passant par le barbecue coréen.



On voit une partie de ce Japon culinaire : les ouvriers qui commandent de l’alcool dès le matin, les femmes au foyer qui prennent les repas lors des happy hours de 17h.
Les plats sont tellement bien dessinés, que dès que je lis ce manga, la faim commence à se faire sentir sérieusement (et ce, même si j’ai déjà mangé…), même si ce sont des plats que je n’apprécie pas forcément, comme les œufs de saumon, le corned beef, etc.



A ceux qui aiment les mangas culinaires, je leur conseille vivement.


C’était mon premier manga de Taniguchi et j’en garde un très bon souvenir. Je pense continuer avec Le journal de mon père et Le quartier lointain, du même auteur.