Le Chant du barde, de Poul Anderson

Présentation de l’éditeur :

Une révolution conduite par un personnage de chanson dans une Amérique totalitaire… Des naufragés cosmiques attendant le salut en provenance d’une Terre mère dont le souvenir même est hypothétique… Jupiter, monde hostile entre tous, conquis par l’avatar d’un paralytique… Les héritiers d’un empire déchu qui se réapproprient le plus horrible des crimes…
Explorateurs, guerriers mais aussi poètes, détectives et joueurs, les héros de Poul Anderson redécouvrent les mythes fondateurs de l’humanité à mesure qu’ils peuplent le cosmos de leurs enfants et de leurs rêves : de l’archétype de Sherlock Holmes à un centaure de synthèse, de la réincarnation d’Orphée à un nouvel Ubik, c’est toute une fresque de merveilles et de cauchemars qui attend ici le lecteur.



Éditeur : Le Bélial
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 528


Avis (très) personnel :

Je voudrais tout d’abord remercier Babelio et les éditions Le Bélial’, pour m’avoir fait connaître cet auteur.

Ce livre est un recueil des neuf meilleures nouvelles de science-fiction de Poul Anderson. Auteur qui m’était alors inconnu. Auteur que je suis contente de découvrir dans ces divers récits.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ces histoires, mis à part trois nouvelles, pendant lesquelles je me suis vraiment ennuyée et qui ne m’ont pas vraiment intéressée.
Chaque récit débute toujours par une page écrite par Jean-Daniel Brèque, qui explique un peu les raisons de la création du récit qui suit. J’ai trouvé que c’était très intéressant. Cela m’a permis d’apprendre quelques petites choses sur l’auteur, sur les différents livres qu’il a écrit. Puis, ce recueil de nouvelles se termine sur la bibliographie de Poul Anderson, sur une cinquantaine de pages.

Commençons par les points que je n’ai pas aimés, donc les nouvelles qui ne m’ont pas plu. Cela est surtout dû à la longueur des descriptions. Et pas de chance, il y avait deux histoires qui se suivaient, que je trouvais trop longues. Et, surtout, je n’arrivais pas à visualiser le décor. Heureusement, il n’y en avait que trois.

Parmi les six récits restants, les trois récits que j’ai lus avec beaucoup plaisir sont les suivants :
Destins en chaîne
     Cette nouvelle, contrairement à toutes les autres, a été co-écrite par plusieurs auteurs, dont Frank Herbert (Dune). J’ai trouvé intéressant l’idée des diverses écritures. Cella donne des nouvelles dans la nouvelle. Ces histoires se terminent toujours par la mort du protagoniste, mais ce qui m’a le plus plu est le moyen d’y arriver.
Le Jeu de Saturne
     Cette dernière nouvelle m’a rappelée le mmorpg World of Warcraft. Ceux qui me connaissent savent que, bien que j’aime le jeu, je trouve parfois que les joueurs sont trop « accros ». J’avoue que je n’arrive pas très bien à comprendre cette addiction. Mais, passons, là n’est pas le sujet ^^ L’histoire est ponctuée d’articles d’un livre fictif, Mort sous Saturne : une opinion dissidente. Saturne est le nom d’un jeu, auquel s’adonnent les voyageurs spatiaux durant le (très) long trajet. Cependant, ce jeu commence à les accaparer, et les joueurs n’arrivent plus à distinguer le réel et le jeu. J’ai beaucoup aimé cette histoire. De plus, même si les articles sont fictifs, il y a, je pense, des choses vraies, surtout sur l’implication du jeu dans l’évolution d’un enfant.
Jupiter et ses centaures

     J’ai beaucoup aimé cette histoire, car le film Avatar m’avait bien plu. Le lien ? Je ne sais pas si c’est le cas, mais l’histoire se ressemble légèrement. Un homme, handicapé, du nom d’Edward Anglesey peut lier son esprit à une créature extra-terrestre (pseudo-Jovien) qui se trouve sur Jupiter. Il peut le commander à distance. L’histoire est écrite à travers plusieurs points de vue, celui d’Ed, de Joe (le Jovien), et de certains collègues de la station spatiale. Grâce à la petite note de monsieur Brèque, j’ai appris que Poul Anderson a écrit un livre du nom d’Avatar, qui prendrait le contre-pied de cette histoire : un extraterrestre qui se lierait à un être humain. Je pense que cela peut être pas mal, je l’ai d’ailleurs noté dans un de mes petits carnets ^^


Citations :

« Ainsi, désormais, chaque citoyen se verrait attribuer un numéro. Tatoué sur la peau, sans doute. Un seul numéro pour tout. »

« Le cannibalisme pouvait être aussi une forme de magie. En mangeant une personne, on était censé acquérir ses vertus. C’était la principale motivation des anthropophages d’Afrique et de la Polynésie. »

« Etant mort, je n’ai pas de corps, donc pas de sens, donc ce sont des hallucinations, donc je dois déjà avoir été réduit en cendres ; comme je n’ai aucun moyen de mesurer l’écoulement du temps, à supposer que le temps ait un sens après la mort, il y a peut-être des siècles que je suis devenu une statistique. »
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2 responses to “Le Chant du barde, de Poul Anderson

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