Archives de Catégorie: Policier

Mystères rue Saint-Pères, de Claude Izner


Présentation de l’éditeur :
Début de l’été 1889. Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d’être achevée, tient la vedette. Au premier étage, Victor Legris rencontre parmi la foule, Kenji Mori (son associé) et son vieil ami Marius Bonnet, qui vient de lancer son propre journal ‘La Passe-Partout’. Mais tout à coup une femme s’écroule sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui marqueront les débuts de Victor Legris en tant qu’enquêteur.

Editeur : 10/18
Année d’édition : 2001
Langue : Française
Nombre de pages : 282

Avis (très) personnel :
Je n’ai su que très récemment (merci Matilda) que le pseudonyme de Claude Izner réunissait deux soeurs : Laurence et Liliane Korb. De plus, je pensais que c’était un livre édité il y a bien des années (80-90, j’aurai dit), mais je suis laissée fourvoyer par l’illustration (bien représentative de l’époque, et de l’histoire). En effet, comme vous pouvez le voir juste au-dessus, ce titre a été édité en 2003. Pas si vieux que ça, en fin de compte !

Dans ce premier tome de cette série, qui en compte pour le moment 10, nous faisons connaissance avec Victor Legris, un libraire, dont l’associé et père adoptif est Kenji Mori, et dont le commis est Joseph Pignot. Victor m’a parfois agaçée, mais il reste un être humain avec ses interrogations, et ses défauts. Ce n’est pas le seul personnage que nous suivons, mais c’est le principal. Ces différents points du vue nous permettent d’en savoir plus sur les personnages, mais ce n’est pas forcément le cas. Souvent, j’étais intriguée par le comportement de certains, me posant des questions sur leur supposée culpabilité.

J’ai apprécié les descriptions de l’exposition universelle de 1889 (d’ailleurs, elle m’intrigue, deux fois que j’en entends parler dans un livre…), et du Vieux Paris. D’ailleurs, j’essayais de reconnaître les rues dont les auteurs faisaient mention, parfois en vain.

En tout cas, pour les amateurs de polars, je le conseille fortement. J’espère trouver les autres tomes pour les livres !

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Young Sherlock Holmes, book 1 : Death Cloud, d’Andrew Lane


Présentation de l’éditeur :
When fourteen-year-old Sherlock Holmes discovers a pustule-covered body, it’s the start of a new life. Sherlock’s fearless mind and thirst for adventures lead him on a heart – stopping journey – from the quiet countryside to London’s dockland underworld, through fire, kidnap and espionage, to the heart of a terrifying plot that holds Britain’s future in its grasp.

Editeur : Pan MacMillan
Année d’édition : 2010
Langue : Anglaise
Nombre de pages : 320

Avis (très) personnel :
Ce premier tome présente les aventures de Sherlock Holmes quand il était plus jeune. Il n’est pas aussi perspicace que celui de Sir Conan Doyle, mais cela paraît justement plus crédible. Il est malgré tout assez logique pour son âge, peut-être grâce à son frère Mycroft, qui fait une apparition. Mais surtout grâce à son tuteur américain, Amyus Crowe.

Notre jeune détective s’est mis dans de (très) beaux draps ! Que s’est-il passé ?

Tout commence par des vacances d’été, qui auront lieu dans une famille éloignée. Séparé de sa famille, Sherlock se sent bien seul, et se lie d’amitié avec un jeune vagabond Matty. Ce dernier va lui raconter ce qu’il a vu : un homme mort assassiné, et un étrange nuage qui fuit le lieu du crime. J’ai bien aimé le fait de ne pas retrouver un Sherlock Holmes en miniature (une sorte de Meitantei Conan, que j’adore !). Mais plutôt un adolescent, qui deviendra ce qu’il est, grâce à des amis.
Mis à part le premier chapitre, l’auteur va se focaliser sur Sherlock Holmes, ce qui permet au lecteur de mieux le connaître. Nous le sentons frustré de pas pouvoir voir sa famille, sa mère, sa soeur, et ravi de rencontrer Matty, qui va devenir son ami. J’ai cru pendant un moment à une histoire un peu surnaturelle, en fin de compte, ce n’est pas le cas, comme les Sherlock de Conan Doyle (heureusement !).

C’était intéressant d’avoir un aperçu de sa jeunesse. Néanmoins, je pense que si je devrais lire un autre livre sur ce jeune Holmes, ce serait avec la plume d’Anthony Horowitz. Juste pour voir ce que cela peut donner (quelqu’un aurait-il lu les deux, pour me dire si c’est mieux ?). Et, peut-être en français. Je ne sais pas si c’était la fin de l’année, les fêtes, ou la fatigue, mais j’ai eu beaucoup de difficultés à lire ce roman…

Le film Sherlock Holmes (avec Robert Downey Jr et Jude Law) est enfin sorti !! L’avez-vous vu ? Vous pouvez trouver un avis assez positif chez Miss Spooky Muffin.


Miss Silver entre en scène, de Patricia Wentworth


Présentation de l’éditeur :
Si vous n’êtes jamais entré chez Old England, si vous avez la confiture d’oranges amères en horreur, si Big Ben et Piccadilly Circus n’évoquent rien pour vous, bref, si vous trouvez Miss Marple nulle et que ses apparitions à la télévision vous ont laissé de marbre, gardez-vous de lire les aventures de Miss Silver écrites par Patricia Wentworth. Si, au contraire, vous aimez l’atmosphère des salons de thé anglais, les romans de Barbara Pym et les aventures de frère Cadfael, alors ce livre et tous ceux qui composent la saga de cette autre reine du crime, Miss Maud Silver, compteront bientôt parmi vos livres de chevet favoris.

Editeur : 10-18
Année d’édition : 1992
Langue : Française
Nombre de pages : 379

Avis (très) personnel :
C’était un livre que je voulais absolument lire. En effet, j’avais vu sur un site, qu’il faisait partie des whodunit classiques, dans la lignée des Agatha Christie. Donc, lorsque je l’ai vu à la bibliothèque, je me suis presque jetée dessus.

L’histoire se passe dans une résidence, Vandeleur House, une ancienne maison constituée maintenant de plusieurs appartements. L’omniscience de l’auteur permet au lecteur de connaître un peu les habitants de la Vandeleur House. Les résidents ont tous des caractères différents, et forcément ils ont soit un alibi, soit le temps de tuer la victime. C’est surtout Miss Meade Underwood, qui est mise en avant parmi tous les protagonistes. La mise en place cet univers confiné permet de mieux connaître chacun des occupants, et les relations entre eux.

C’est intéressant, de voir que tout est lié (une sorte de réaction en chaîne). Miss Silver n’apparait pas très souvent à mon humble avis, mais joue très bien son rôle de vieille dame pour recueillir les paroles de chacun (qui se méfierait d’elle ? Elle est un peu la Miss Marple d’Agathe Christie, mais en plus active je trouve). Et puis, il faut dire que les inspecteurs sont bien cléments avec elle, surtout lorsqu’elle les contredit sur l’identité du coupable. Le seul hic, c’est qu’il y a un certain nombre de noms, ceux des résidents, ainsi que l’introduction dans l’intrigue d’évènements antérieurs à l’histoire. Ce dernier point est gênant, dans le sens où nous ne pouvons pas essayer de deviner l’identité du coupable, car il nous manque des éléments importants.
Je pense cependant que je vais continuer un bout de chemin avec cette dame !


Le Club des Veufs noirs, d’Isaac Asimov


Présentation de l’éditeur :
Les six membres du “club des Veufs noirs” ne sont pas nécessairement veufs ni même célibataires, mais ils se réunissent chaque mois entre eux pour boire, dîner, et…résoudre des énigmes, grâce, le plus souvent, au concours de l’inégalable Henry, leur maître d’hôtel.

Edition : E-book
Langue : Française
Nombre de pages : 286

Avis (très) personnel :
Isaac Asimov écrivant des nouvelles policières, une fiction ? Non, non, pas du tout, c’est bien la réalité ! En effet, je ne sais pas si c’est votre cas, mais je le connais surtout pour ces romans de science-fiction, romans que je n’ai pas encore lus (mais bientôt !!).

Il met en scène dans ses nouvelles un club exclusivement masculin : le Club des Veufs noirs, inspiré d’un club dont il faisait partie The Trap Door Spiders. Nous ne connaissons pas grand-chose de leurs activités, mis à part le fait que ces sept membres se réunissent une fois par mois dans le restaurant Le Milano. Ce club m’a rappelé les livres d’Agatha Christie, où apparaissent la célèbre Miss Marple (Le Club du mardi). Est-ce peut-être pour montrer que cet auteur britannique est son préféré, dans ce genre ? (même qu’il pense qu’Hercule Poirot est le détective idéal !!!).

Dans les différents récits, nous avons affaire à un menuisier qui n’en est pas vraiment un, un collectionneur d’allumettes, un étrange vol, des chasses au trésor. Et cela n’est qu’un maigre résumé de ce qui vous attend.

Bien que ce soit des nouvelles, elles se suivent grâce aux vers d’un des membres, Halsted pour être précise, qui les déclame de temps à autre, mais dans l’ordre de l’histoire de L’Odyssée et L’Iliade. Cependant, les énigmes peuvent se lire indépendamment. Elles sont construites de la même manière. Chaque chapitre correspond à une réunion mensuelle du club des Veufs noirs, où l’hôte amène une de ses connaissances. Cette dernière se fait « cuisiner » afin d’aboutir sur une conversation plaisante, mais depuis le début du recueil, les membres de ce club ne tombent que sur des énigmes non résolues. Ils débattent entre eux sur les diverses possibilités, ce qui donnent des conversations intéressantes, car ils ont des personnalités, des métiers différents, cela amène donc des avis parfois divergents, ou du moins qui font avancer le schmilblick. Mais, la fin revient au maître d’hôtel, Henri, qui a le dernier mot.

Ce premier tome m’a ravie, les nouvelles sont très courtes. Je m’attendais à de réelles énigmes, ce qui n’est pas vraiment le cas, mais celles-ci sont très satisfaisantes, niveau logique. De plus, elles sont ponctuées à la fin d’une remarque d’Isaac Asimov, qui donne les raisons du titre, ou de l’histoire.


Le Crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie

Présentation de l’éditeur :
Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Éditeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 1986
Langue : Française
Nombre de pages : 283

Avis (très) personnel :
Ce petit bijou m’a été offert pas Snowinette, dans le cadre du swap-ô-morues numéro 1. Très très bon choix, car j’aime beaucoup ce que fait Agatha Christie, même si parfois certains de ses romans ne me plaisent pas forcément. Mais, là, c’était une valeur sûre, je l’avais déjà lu et vu (le téléfilm avec David Suchet, parfait en Hercule Poirot !). Cependant, je ne l’avais pas encore dans ma bibliothèque ! Après un petit coup de mou dans mes lectures, je me suis plongée dans l’Orient-Express, ce train si célèbre. Et je n’ai pas été déçue ! J’ai même repris du poil de la bête.

Nous retrouvons ici un détective très récurrent, et que j’adore, Hercule Poirot. Après avoir résolu une enquête, ce petit Belge doit se rendre à Londres pour une autre mission. Pour cela, il va prendre l’Orient-Express. Train dans lequel aura lieu un meurtre sanglant : un homme est poignardé de 12 coups de couteaux… Sa mission : trouver les coupables qui ne peuvent que se trouver dans le wagon, à cause d’un intempérie de dernière minute. A ce moment-là, les interrogatoires commencent, les différents personnages se présentent, les alibis se font et se défont, les mensonges sont présents partout. Hercule Poirot va devoir découvrir la vérité, sans les moyens habituels, juste avec sa matière grise.

Comme c’est une relecture, je connaissais bien sûr l’identité du coupable. J’ai essayé, en vain, de découvrir comment le détective était arrivé à la conclusion finale. L’auteur nous balade à travers les divers alibis fournis par les passagers. Nous ne nous doutons de rien, jusqu’à la presque-fin.
Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, je le conseille fortement, avec presque tous les romans de cette dame !!


Le Chien jaune, de Georges Simenon


Présentation de l’éditeur :
Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L’horloge lumineuse de la vieille ville, qu’on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C’est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s’entrechoquer les barques dans le port. Le vent dans les rues, où l’on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai l’Aiguillon, il n’y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l’Amiral, à l’angle de la place et du quai, sont encore éclairées…

Editeur : Pocket
Année d’édition : 1980
Langue : Française
Nombre de pages : 191

Avis (très) personnel :
N’ayant jamais lu d’aventures avec Maigret, l’occasion s’est présentée à moi lorsque j’ai vu ce livre de Simenon, dans la bibliothèque de ma nièce. Quelques semaines passent, avant que je ne l’entame. Avant même de commencer ma lecture, je l’appréhendais déjà. L’inspecteur Maigret sera-t-il à la hauteur de sa réputation dans Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux (livre japonais hommage à 3/4 détectives) ? Arrivera-t-il à la cheville d’Hercule Poirot ou de Sherlock Holmes ?

L’histoire débute très rapidement, par un homicide (non mortel) sur un homme d’un village de Concarneau. Près de ce dernier, nous trouvons un vieux chien jaune. Qui est cet animal? A qui appartient-il ? Nul ne le sait. L’inspecteur Maigret va s’y rendre afin de démasquer le coupable.
Bien que l’histoire débute assez rapidement, j’ai trouvé que l’histoire tirait en longueur. Par ailleurs, l’inspecteur Maigret ne s’occupe pas du tout du côté scientifique de l’enquête, il en laisse le soin à son collègue, l’inspecteur… Cela montre sa perplexité vis-à-vis de cette méthode. Méthode à laquelle j’adhère particulièrement. Cependant, Miss Marple (un des personnages récurrents chez Agatha Christie) est un peu comme Maigret, et cela ne me gêne point. Je crois que c’est la personnalité du personnage qui est remise en cause. Il ne me plait pas spécialement, je le trouve banal et il n’a pas ce je-ne-sais-quoi qui pourrait m’attirer. Ceci, ajouté à une histoire un peu lente à se résoudre, ne m’a pas convaincue. Je ne sais pas si je tenterai à nouveau un titre de Simenon, mais pour le moment, c’est niet.


Les Mystères de Pompéi, de Cristina Rodriguez

Présentation de l’éditeur :
En l’an 31, l’empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l’ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l’empereur a confié le pouvoir, et dont l’ambition est sans limites … Personne n’ose s’opposer à ses hommes de main. Personne? C’est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s’insurger. Expédié à Pompéi comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l’œil du cyclone. Devant l’urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l’héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard ; les gardes germaniques – ses frères d’armes; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour… Le prétorien en aura bien besoin. Découvrir l’Antiquité romaine avec Cristina Rodriguez, c’est être au plus près de la vie et de la tourmente grâce à un héros qui n’a pas froid aux yeux : l’irrésistible centurion Kaeso.

Éditeur : du Masque (Labyrinthes)
Année d’édition : 2008
Langue : Française
Nombre pages : 398

Avis (très) personnel :
Pompéi est une ville italienne, qui m’intrigue beaucoup. Pompéi, cette cité dont les habitants ont été retrouvés complètement figés par les cendres du puissant Vésuve. Par ailleurs, la Rome antique est une époque, une civilisation qui m’intéresse également, une période de prestige et de luxure. Et, point très important (et pas des moindres), Cristina Rodriguez est un auteur que je souhaitais découvrir, depuis pas mal de temps, à cause d’un muffin congelé ! Mais, grâce à elle, j’ai pu faire un bout de chemin avec le centurion Kaeso.

Kaeso est un Romain, d’origine germaine bructère de par sa mère, Hildr et romaine de par son père. C’est un grand blond assez baraque, qui détonne dans la population pompéienne. Mais, que vient-il donc faire ici ? C’est, en fait, le nouveau centurion de Pompéi, il va devoir diriger la milice de cette station balnéaire romaine. Qui dit station balnéaire, dit tranquillité, non ? Kaeso n’a vraiment pas de chance, car ce n’est pas du tout le cas lors de son arrivée. En effet, meurtres, contre-façons sont au rendez-vous.
J’étais totalement plongée dans cette histoire. Les personnages, tous autant qu’ils sont, m’ont séduite, surtout l’existence réelle de certains d’entre eux (le préjet Séjan, Caligula, l’empereur Tibère…), qui m’aurait presque fait douter du réalisme de cette aventure ! J’ai presque cru que ça s’était vraiment passé ^^’ La focalisation externe via Kaeso nous permet d’être plus proche de lui, d’être plus à même de les comprendre, lui, ses amis, sa famille, ses soldats. J’ai bien aimé Ludius, ce soldat aveugle, qui connaît tout Pompéi, et Marcus, qui se transforme un soldat courageux. Et bien sûr, je n’oublie pas Io, cette jeune léopard qui se prend pour un chien.

Vous vous doutez donc bien que j’ai adoré ce livre ! Je voulais le lire encore et encore, mais pas trop, pour faire durer le plaisir. Maintenant que j’ai découvert cet auteur, il me faut absolument le reste de ces romans. D’ailleurs, je regrette de ne pas avoir pu lui parler lors de l’édition 2010 du Salon du Livre, pour la promotion de son dernier bébé L’Aphrodite profanée !

4 livres lus


Les Quatre, d’Agatha Christie

Présentation de l’éditeur :
Une enquête sur les Quatre ? Quels Quatre ? S’agit-il d’un quatuor musical ? Des quatre grands ? Du Pacte à quatre ? Oh non ! Tout cela ne saurait constituer matière à enquête pour l’illustrissime Hercule Poirot… Et les Quatre en question sont des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel ! Une bande de criminels internationaux dont le but n’est rien moins que de s’assurer la domination du monde… Bigre! Voilà des ennemis comme le célèbre détective n’aurait osé en rêver… Et une rude bataille en perspective !

Éditeur : Club des Masques
Année d’édition : 1933
Langue : Française
Nombre de pages : 251

Avis (très) personnel :
Voici une aventure du détective belge Hercule Poirot et de son acolyte, le capitaine Hastings, que je n’avais pas encore lue !
Le roman commence par l’arrivée de Hastings en Angleterre, il revient d’Amérique du Sud. Heureux comme tout de retrouver Poirot (et surtout de lui faire la surprise de sa venue), le voilà en réalité surpris. En effet, Poirot était en train de préparer sa valise pour partir en… Amérique du Sud, au Mexique plus précisément, pour une affaire. Quel hasard, quand même !
Mais, après un évènement assez étrange, et grâce à la déduction implacable de notre cher détective, celui-ci va rester à Londres (enfin, presque) pour une affaire hautement plus importante. Il voudra démasquer, démanteler des criminels surnommés les Quatre.
J’ai été ravie de retrouver Hercule Poirot, cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas lu (ou relu) ses aventures. Il est toujours fidèle à lui-même, intelligent, étrange pour certains, moqueur, et surtout pas modeste pour un sou ! En même temps, il n’a pas vraiment tort…
L’affaire dure assez longtemps, cependant, cela ne transparait pas. Lorsque le quatuor criminel n’apparaît pas, il y a des ellipses de temps. Le lecteur ne se rend donc pas compte de ce temps « perdu ».
Seul hic, je trouve que tout cela s’enchaîne trop bien… C’est malgré tout agréable à lire. J’étais plongée dedans, mais ce n’est pas vraiment mon histoire préférée.
J’ai bien aimé une remarque de mister Poirot sur le fait que les détectives de renom ont toujours un frère supra-intelligent qui reste dans l’ombre ^^ Serait-ce une référence à notre Sherlock adoré ?

2 livres lus


Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux, de Kyôtarô Nishimura


Présentation de l’éditeur :
Que diable Maigret, Ellery Queen et Hercule Poirot sont-ils allés faire à Tôkyô ? En les invitant, M. Sato a son idée : se faire voler deux millions de dollars, sous leurs yeux. Quel plaisir d’offrir à ses détectives favoris le luxe d’une enquête sur le vif… Bien entendu, un vieux détective japonais est de la partie : Kogorô Akechi, le héros d’Edogawa Ranpo.

Éditeur : Picquier Poche
Année d’édition : 1997
Langue : Française
Nombre de pages : 243

Avis (très) personnel :
Dans ce roman, se réunissent de grands et célèbres détectives. Hélas, moi qui revendiquais ma passion pour les romans policiers, je n’ai lu que les histoires du détective belge ! Quant aux autres, je ne les connaissais que de nom : Ellery Queen (que je pensais être une femme, à cause de son nom ^^’), Maigret (dont j’ai dû voir un bout d’épisodes à la télé), et Kogorô (dont je ne connais que l’homonyme Mouri Kogorô!).

Mais, c’est à cause d’eux, que j’ai choisi ce titre. J’avais envie de voir comment un roman policier pouvait se dérouler avec autant de détectives (allaient-ils se crêper le chignon ?). Je n’ai pas été déçue ! J’étais même ravie. Cela se déroule comme un roman policier, pas vraiment beaucoup d’action (contrairement à un thriller), mais j’ai trouvé que les détectives étaient bien décrits (au niveau psychologique). Bon, je ne peux dire ça que de Poirot, vu que je n’ai pas encore lu les autres. Pour les puristes, c’est certain que cela ne colle pas non plus à 100%, mais dans l’ensemble, ça va. L’auteur fait souvent appel aux divers titres où les détectives apparaissent, des petites anecdotes, qui m’ont donné envie de découvrir les deux autres détectives. Surtout que des titres sont donnés, je ne choisirai pas à l’aveuglette.

Quant à l’histoire en elle-même, elle est intéressante. Il y a même un défi au lecteur de la part d’Ellery Queen, pour essayer de trouver le coupable, car tous les indices sont présents. Mais, j’ai eu la flemme de le faire ^^’ Apparemment, c’est une méthode très souvent utilisée par ce détective. Méthode n’est peut-être pas le mot… Davantage un jeu pour les méninges de ces chers lecteurs ! J’avoue, je me déclare coupable de ne pas avoir joué le jeu, j’ai tout de suite lu l’explication du pourquoi du comment, mais qui donc a fait cela.
Par ailleurs, j’ai bien aimé les mises en parallèles sur les méthodes japonaises et étrangères (occidentales), ainsi que sur les diverses mentalités.

En conclusion, j’ai été ravie de lire ce roman policier, où sont regroupés trois célèbres détectives (mais où est passé Sherlock Holmes ?!). Détectives dont j’ai hâte de lire leurs aventures.


Ne vous fâchez pas, Imogène !, de Charles Exbrayat

Présentation de l’éditeur :
Imogène McCarthery est une véritable tornade russe, ses collègues la surnomment d’ailleurs « The Red Bull ». Cette Écossaise au sang bouillonnant revendique le chardon comme emblème national et serait prête à mourir pour la couronne ! Secrétaire à l’Intelligence Department de l’Amirauté à Londres , elle y sème la zizanie mais se fait remarquer par ses supérieurs pour son sérieux et son dévouement.
C’est ainsi qu’elle se voit confier une mission de la plus haute importance : livrer en Ecosse les plans ultra-confidentiels du Campbell 777, un avion à réaction révolutionnaire. Toutes les puissances étrangères sont sur le qui-vive et le voyage de Londres à Callender, son village natal, sera semé de pièges. Il faudra à Imogène toute sa fougue, son courage, voire sa folie pour affronter les dangers qui l’attendent.

Éditeur : Le Masque
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 191

Avis (très) personnel :
Dès les premières lignes, nous savons à qui nous avons affaire ! Imogène McCarthery, une Écossaise fidèle à sa patrie et à son père. Elle a une cinquantaine d’années, vieille fille, romantique, naïve, têtue et surtout dotée d’une force incroyable !!

J’ai connu Imogène grâce au film qui est sorti en 2010, le personnage était incarné par Catherine Frot, et je trouve que cela lui convenait très bien. Le film m’ayant plu (surtout le côté un peu loufoque), je me suis dit qu’il fallait que je lise le roman du même nom, un jour. Ce jour est venu, lorsque j’ai trouvé le livre en occasion (à 1€, cela ne se refuse pas !).

Le lecteur peut se douter rapidement du dénouement. Cependant, quant à l’identité du voleur, je n’étais pas vraiment certaine… Des réminiscences du film me revenaient à l’esprit, et à moins que je ne me trompe fortement, je crois que la fin est différente… Si quelqu’un peut me le dire ^^
Concernant les personnages, Imogène est bien sûr notre personnage principal. J’avais parfois envie de crier d’exaspération envers elle, mais également d’être exaspérée avec elle de par l’attitude des représentants de l’ordre. J’ai trouvé ces derniers assez amusants, surtout le chief constable (une sorte de directeur de police), qui veut à tout prix être tranquillou dans son village. Mais, c’est mal connaître la McCarthery !

Un livre assez amusant, qui fait découvrir légèrement l’Ecosse, avec les spécialités culinaires, telles que le haggis… J’ai trouvé qu’il y avait quelques clichés sur les Ecossais, mais ce n’est vraiment pas gênant, c’est même rigolo ^^
Cependant, dans l’ensemble, j’ai trouvé que c’était un peu léger, au niveau de l’intrigue policière… Je tenterai à nouveau avec un autre titre, pour avoir un avis un peu plus définitif.