La mort est mon métier, de Robert Merle


Présentation de l’éditeur :
Le Reichsführer Himmler bougea la tête, et le bas de son visage s’éclaira…
– Le Führer, dit-il d’une voix nette, a ordonné la solution définitive du problème juif en Europe.
Il fit une pause et ajouta :
– Vous avez été choisi pour exécuter cette tâche.
Je le regardai. Il dit sèchement :
– Vous avez l’air effaré. Pourtant, l’idée d’en finir avec les Juifs n’est pas neuve.
– Nein, Herr Reichsführer. Je suis seulement étonné que ce soit moi qu’on ait choisi…

Editeur : Folio
Année d’édition : 1976
Langue : Française
Nombre de pages : 384

Avis (très) personnel :
La Seconde guerre mondiale est une période qui m’intrigue énormément. D’où mon intérêt donc pour ce livre, gentiment prêté par Lyra (et oui, encore elle !).

Dans la préface, l’auteur nous indique que ce récit est une sorte de docu-fiction, sur un SS en particulier, Rudolf …, appelé Rudolf Lang dans l’histoire. En effet, le terme docu-fiction est bien adapté car dans la première partie du livre, la jeunesse de Rudolf est imaginée par l’auteur grâce aux observations du psychologue qui le suivait, et la deuxième partie concerne l’appartenance de cet homme à la milice SS, qui est la partie documentaire.

Rudolf apparaît pour la première fois dans le récit, en enfant. Un enfant qui craint son père, un enfant ayant des tics qui le poursuivront plus tard. De plus, la révélation de son père, quelque peu mystique, l’a beaucoup secoué. Serait-ce la raison pour laquelle il est devenu ainsi ?
C’est un jeune homme intelligent, prompt à obéir à ses supérieurs, et à servir son pays, par le biais de l’armée. Il va obéir à tous les ordres que ses responsables vont lui donner, tout en mettant sa conscience en arrière-plan : mariage, enfant, construction d’un camp de concentration dernière génération.
On essaie de comprendre (Tout ce que je fais dans le camp, je le fais par ordre ! Je n’en suis pas responsable !), mais on n’y arrive pas. En effet, une seule et même question revient toujours : Mais comment a-t-il pu ?

J’ai trouvé que c’était à la fois un livre effrayant et intéressant : savoir comment certaines personnes peuvent en arriver là.

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6 responses to “La mort est mon métier, de Robert Merle

  • Lyra Sullyvan

    J’suis aussi intéressée par cette période de l’histoire, c’est pour ça que j’avais acheté le livre à la base.
    Contente qu’il t’ait « plu ». 🙂

  • Sita

    Moi aussi cette partie de l’histoire m’intéresse, je le piquerais bien à Lyra un de ces quatre moi aussi, du coup… Le thème, s’il est bien traité, doit être passionnant !

  • Owl

    Hum … Il est tentant celui là ^^ ce doit être intéressant de voir le point de vue d’un SS, du moins plus original, pour changer un peu de celui des détenus ou des résistants. Voir comment cela se passait du côté obscur de la force 🙂 …

    Ton article est intéressant et surtout ta question comment a-t-il pu ?, son idée de ne pas être responsable… ça me rappel mes cours de philo sur la responsabilité XD et effectivement ça peut amener à des questions . Bon je vais m’arrêter là, ça me fait du mal rien que d’en parler 😉 et puis j’écrit des pages et des pages…

    Pour finir (enfin !) je te remercie, car je suis en train de participer à un concours sur cette période de l’histoire, donc grâce à toi j’ai un livre super intéressant à mettre dans ma bibliographie !

    Merci beaucoup ^^ !

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