Les Fleurs d’Hiroshima, d’Edita Morris

Présentation de l’éditeur :

« Nos voix ne sont que des murmures et nous chantons ces complaintes qui nous sont si chères. [ …] C’est avec toute notre passion que nous lançons ce cri du cœur : ‘Jamais plus Hiroshima !’ – Comme nous nous sentons proches les uns des autres ! Nous sommes une espèce à part. »

Yuka a 30 ans. Elle et sa famille ont survécu à la bombe jetée sur Hiroshima quinze ans avant le début de cette histoire. Yuka fera tout pour que sa famille et ses proches aient une vie normale, même à l’arrivée de ce jeune Américain qui lui loue une chambre et qui a la joie de l’innocence.

C’est l’histoire simple de gens incapables d’oublier mais qui font preuve du courage immense des rescapés et des sacrifiés : celui de cacher au reste du monde leurs souffrances.

 

Éditeur : J’ai Lu
Année d’édition : 2007
Langue : Française
Nombre de pages : 126

Avis (très) personnel :

C’est un livre que j’ai acheté il y a pas mal de temps, lorsque je m’intéressais à la période Hiroshima. Je m’y intéresse toujours, mais j’avais d’autres livres à lire (fichu PAL !). L’occasion s’est donc présenté pour le challenge Histoire, de jelydragon !

C’était une lecture très intéressante. Nous observons la vie quotidienne d’une jeune femme japonaise, Yuka, qui fait partie des personnes qui ont été irradiées à cause de la bombe A, 15 ans aupravant. Dès le début de l’histoire, bien qu’elle ait invité Sam-san à loger chez elle, elle souhaite plus que tout lui cacher les ravages de la bombe Hiroshima.

Je vais tout d’abord énoncés les points qui m’ont parus négatifs. L’attitude de Yuka m’a au départ agacée, son envie de tout cacher, alors que c’est elle qui a invité Sam à habiter chez eux pendant son voyage. Puis, au fil de l’histoire, j’ai mieux compris ses sentiments. Il ne faut pas oublier non plus que c’est une japonaise, avec des traditions qui vont avec. Par ailleurs, des erreurs au niveau des termes japonais en rômaji m’ont un peu gênée (bien que j’aie aimé qu’ils aient été utilisés) (par exemple, suchi au lieu de sushi). Il y avait également une erreur dans une expression en japonais : iruka desuka (la phrase étant ikura desuka). Ce sont, certes, des petites broutilles mais je trouvais que l’auteur (ou le traducteur) aurait pu faire attention.

C’est cependant une très belle histoire, sur ce qui est réellement arrivé à Hiroshima lors de ce fameux 6 août 1945 et de ce qui en a découlé. Le destin des personnes qui ont été touchées a définitivement changé. En effet, ce type de bombe est traître, car même si une personne irradiée n’a pas l’air de souffrir (voire n’a rien du tout), elle ne sait pas ce qui pourrait arriver à sa progéniture (ses enfants seront-ils normaux ?). De plus, ces personnes ne sont pas bien vues par le reste des japonais, elles sont même mises à l’écart dans la ville d’Hiroshima. Pourtant, elles ne se plaignent pas, ne montrent pas leur souffrance, ne veulent pas attirer le regard des gens. Elles vivent comme s’il ne s’était rien passé.

Un très joli livre. Je pense que je le relirai (plus tard, s’entend).

 

Citations :

« Privé de soin, dit Maeda-san, l’esprit devient une terre sauvage infestée de serpents venimeux et envahie de ronces. »

« Cultive les Fleurs de ton esprits

Et le monde en sera parfumé. »

« Jamais plus Hiroshima ! »

Lien Bibliomania :

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6 responses to “Les Fleurs d’Hiroshima, d’Edita Morris

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