Il faut laisser les cactus dans le placard, de Françoise Kerymer


Présentation de l’éditeur :
Trois soeurs.
Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie de livres anciens et ses deux filles. 
Anne, la cadette, vit en plein vent, au pied de son phare, à Port-Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnu, elle dévore la vie, les hommes, et tente de joindre les deux bouts.
Lise, la benjamine, la plus solitaire, la plus fragile aussi, chercher désespérément une rampe à laquelle s’accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.
Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Mais à sa mort, elles doivent se pencher malgré elles sur leur héritage familial, comprendre cet homme silencieux, son histoire. Elles cherchent alors à repenser leur existence, leur relation, libres enfin de choisir ce qu’elles veulent vraiment.
De Paris aux côtes bretonnes en passant par la Méditerranée, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.
Éditeur : JC Lattès
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 402
Avis (très) personnel :
Je tiens tout d’abord à remercier Livraddict et les éditions JC Lattès, pour m’avoir sélectionnée et envoyée ce livre, que j’ai bien aimé.
L’histoire commence par le décès de Charles Vautrin, père de trois filles. Cette fin va être le début du livre. En effet, lors de la visite chez le notaire, ces trois sœurs vont voir arriver une quatrième personne, un homme, qui héritera de l’entreprise de leur père. Qui est ce quatrième héritier ?
Marie, voulant en savoir davantage sur cet inconnu, va déterrer des secrets familiaux, qui remontent à très loin. Qui est réellement leur père ? Que s’est-il passé dans cette famille ?

L’histoire est racontée selon trois points de vue différents, ceux des trois sœurs. Cette façon de procéder est intéressante. Il est donc possible de connaître leur état d’esprit, leur réflexion, leur manière de vivre également. J’ai ressenti les incompréhensions, les dissenssions qu’il peut y avoir dans une relation fraternelle. J’ai été entraînée dans cette histoire de famille, même si je me demandais pourquoi Marie avait tant envie de connaître Gabriel, le fameux héritier. Car, c’est à partir de ce moment-là que leurs vies vont changer.
Les personnages sont assez bien décrits. Je me suis davantage attachée à Anne, le vilain petit canard, celle qui se fait toujours avoir, mais qui continuera à faire ce qu’elle aime. J’apprécie beaucoup ce côté. J’ai moins aimé Marie, la grande sœur, celle qui incarne un peu l’autorité. Sa peur vers la fin m’a un perturbée, je l’ai trouvé très (trop ?) fusionnelle vis-à-vis de son mari, Alex, puis, après réflexion, je la comprends un peu. Quant à Lise, elle m’a tapée sur le système. Certes, elle déprime, elle ne se sent pas bien, mais elle m’a agacée…
J’ai trouvé que l’écriture était fluide, ce roman se lit très bien. Cependant, je n’avais pas réellement l’impression que les trois sœurs avaient la cinquantaine, de par leurs pensées, leurs paroles. C’est pourquoi cela me surprenait toujours lorsque l’une des filles de Marie apparaissait dans le livre, ou lorsque les sœurs faisaient référence à leur âge. Mis à part cela, j’ai beaucoup apprécié ce roman, cela m’a fait penser à pas mal de choses du point de vue personnel.
Citations :
« Celui qui m’a fait ne peut pas disparaître. Ou alors, c’est un peu de moi qui part avec lui. »
« Je me suis mise à penser que je voudrais encore être une petite fille. Une toute petite fille que son Papa prendrait par la main quand elle a peur. J’ai pensé à tout cela, et je me suis mise à pleurer. »
« Alex m’a inondée d’amour, depuis toujours. Je m’en abreuve en permanence. »
Lien Bibliomania :
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