Le rire du cyclope, de Bernard Werber

Présentation de l’éditeur :

Un coffret renferme l’arme absolue. La plus inattendue, la plus imparable. 
Le célèbre comique, le Cyclope, est mort d’avoir voulu le posséder. On ne l’ouvre qu’à ses risques et périls…
Après Le Père de nos pères et L’Ultime Secret, une nouvelle enquête de Lucrèce et Isidore au coeur d’un des grands mystères humains : le rire.

Éditeur : Albin Michel
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 609

Avis (très) personnel :

Enfin, un livre de Bernard Werber ! C’est un de mes auteurs préférés, que j’ai découvert il y a environ 10 ans. J’attends toujours avec impatience ses nouveaux livres, voire je me rue dessus.
Dans Le rire du Cyclope, le lecteur retrouve Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, qui étaient apparus dans Le Père de nos pères et L’Ultime secret. J’avais hâte de les retrouver, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livres les concernant.
L’histoire débute rapidement par un décès. Pas celui de n’importe qui, celui d’un grand comique élu « Français le plus aimé des français ». Pas de n’importe quelle manière, car juste avant de mourir, des témoins l’auraient entendu rire. Est-il possible de mourir de rire ? Nos deux protagonistes vont donc enquêter dessus.
J’ai beaucoup aimé le thème de l’humour, qui est ici lié à l’élévation de l’humanité (thème très cher à l’auteur). Dans cette histoire, l’humour est étudié comme une science, avec des expériences, des statistiques. C’est assez impressionnant.
Le roman est découpé en trois parties. Quant à l’histoire, elle est entrecoupée de blagues ou de l’histoire de l’humour (des évènements historiques concernant les prémices du rire). Bernard Werber fait parfois référence à ses précédents livres (par exemple : à la page 333, il fait référence à un numéro de blague, qui correspond au numéro de la fourmi dans son cycle des Fourmis), à son site (l’Arbre des possibles). Ce n’est pas du tout gênant, je trouvais même que c’était sympa, comme si tous ses livres avaient un lien. Par ailleurs, en plus de l’enquête, nous suivons également l’évolution de la relation entre les deux personnages principaux.
J’étais contente de les retrouver, cela faisait un bail que je ne les avais pas vus (la dernière fois datant de 2001, dans L’Ultime secret). Cependant, je ne me souvenais pas que Lucrèce pouvait être aussi exaspérante… D’ailleurs, je préfère Isidore ^^ Plus pragmatique, plus rationnel (peut-être un peu trop).
Les histoires sur la blague étaient parfois un peu longues, et les blagues sentaient parfois le déjà-vu. Mais j’ai beaucoup aimé ce livre. Je ne suis peut-être pas très objective, car j’adore cet auteur !

Citations :

« Les fabricants en général ne consomment pas les produits qu’ils fabriquent. Précisément parce qu’ils savent ce qu’ils contiennent. »

« Je n’aime pas l’humour. Je n’aime pas les blagues. Je crois que cette activité inutile a été créée pour masquer le désespoir qui est la condition naturelle de l’homme. »


« Nous rions pour fuir le réel. »

Lien Bibliomania :

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5 responses to “Le rire du cyclope, de Bernard Werber

  • Jess

    Contente qu'il t'ait plu ! Je suis archi fan de Werber aussi et le rire du cyclope fait partie de mes préférés !

  • Florel

    Je n'ai pas lu ses 3 derniers oops. J'aime pourtant cet auteur, c'est à ne rien y comprendre !!!Bonne lecture pour la suite.Florel.

  • Opales

    J'aime aussi beaucoup cet auteur et j'ai hâte de commencer ce dernier roman !

  • fleurdusoleil

    il me tente bien mais je vais attendre sa parution en format poche.

  • Deashelle

    Jamais rien lu de Bernard Weber, malgré sa popularité. A cause de cela ? Ce premier livre, j’ai eu du mal à le lâcher, malgré son absence de style, son écriture de polar, ses effets James Bond et nombre d’invraisemblances. Il y a une quête du Graal, un coffret mystérieux aux pouvoirs étonnants, une société secrète, … une tradition romanesque délassante. Mais rien de quoi vraiment émouvoir. En revanche, j’ai beaucoup appris sur l’histoire et les mécanismes du rire, de la comédie, de l’humour. On a envie de vérifier pas à pas la véracité de toutes ces recherches sur le rire, mais on n’a pas le temps à cause de la lecture-cinéma qui ne nous lâche pas. On s’arrête sur des citations et on n’a pas envie de rendre le livre à la bibliothèque, ne fût ce que pour conserver une trace des blagues que l’on raconte depuis des années et que l’on oublie aussitôt. On visite toutes les formules de plaisanteries, facéties, bouffonneries et autres clowneries. La critique des grands jeux de défi télévisés est sous-jacente, ces lieux féroces où on tue l’autre sans scrupules, ces lieux où le maillon faible est instantanément vaporisé dans l’atmosphère! La critique du monde des médias remplie sans doute de fiel autobiographique. Qu’importe, cela ne fait pas de mal, la guerre contre la langue de bois.
    Revenons au rire. « Le rire c’est « le propre » de l’homme », sa partie lumineuse et divine. Le « sale » est immortel : la violence, la jalousie, l’envie, la corruption, l’arrogance habitent l’homme tout autant. L’amour et son absence sont décortiqués avec esprit. La recherche de la bonne distance est donc essentielle et l’humour, potion magique, donne justement la bonne distance. Le rire ne peut que faire progresser l’humanité, s’il n’est pas une arme sans pitié, car alors, c’est sûr, le rire tue!

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