Meurtres en blouse blanche, de P.D. James

Présentation de l’éditeur :
Le décor : l’hôpital John Carpendar, imposant établissement d’époque victorienne abritant plusieurs services, dont une école d’infirmières.
La première victime : une des élèves, tuée d’une manière particulièrement atroce.
Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu’il a eu une liaison avec l’une des victimes.
L’enquêteur : le commissaire Dalgliesh, bien sûr, qui, face à des femmes aguerries à la souffrance, dures à la tâche, habituées au secret professionnel et farouchement féministes, aura fort à faire pour dénouer une intrigue dont les ramifications plongent loin dans le passé.
Éditeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 1991
Langue : Française
Nombre de pages : 348
Avis (très) personnel :
C’est ma deuxième tentative de lecture de ce livre. La première a abouti sur un échec total. Cette fois-ci, j’étais davantage motivée pour le finir !
Pour cela, je l’ai repris depuis le début, afin de noter (sur mon petit carnet) tous les personnages qui faisaient une apparition : de la victime à la jeune fille qui s’occupe du ménage. Il doit y avoir une quinzaine de protagonistes, qui interviennent assez régulièrement. Avec autant de personnages, je m’y perdais quelque peu et me trompais sur le passé de certains…
L’histoire commence par le point de vue d’un témoin complètement extérieur au meurtre. En effet, dès le départ, le lecteur sait qu’il y aura un meurtre. Celui-ci aura lieu lors d’un cours de travaux pratiques dans une école d’infirmières. Meurtre un peu effrayant… Pas effrayant, dans le sens ensanglanté, avec un tueur aux trousses. Non, effrayant pour la victime (moi qui aime bien le lait, je vais devenir parano ^^’).
Comme dans tout roman policier, presque tous les protagonistes ont omis de dire certaines choses au policier. Informations qui semblaient de prime abord insignifiantes, ou que des personnages voulaient dissimuler. J’avais parfois envie de secouer le protagoniste et de lui dire : « Mais, dis-lui la vérité, bon sang de bon soir !! » (Je vous rassure, je ne suis pas violente ^^).
J’aurai aimé que l’auteur se focalise uniquement sur le commissaire Dangliesh (personnage récurrent chez P.D. James). En effet, les points de vue changent assez souvent : celui de Dangliesh, qui revient principalement, et de quelques suspectes.

Dans l’ensemble l’histoire était sympathique à lire. Cependant, il y avait parfois beaucoup trop de descriptions, ce qui m’a embrouillée, et fait oublier le début du chapitre… Ce trop-plein de descriptions a ajouté de la longueur au livre.
Je viens de citer des critères qui me sont assez rédhibitoires. Pourtant, je pense que je vais lire un autre des romans de cet auteur, car j’aime bien ce style d’enquête, le whodunit, où l’auteur nous mène par le bout du nez, nous indiquant de fausses pistes, même jusqu’à la toute fin ! De plus, on sent que l’auteur connait bien le domaine médical (confirmé par son parcours professionnel).

Citations :
« Un homme ambitieux, décidé à gravir les échelons de la hiérarchie, eût été un fieffé idiot s’il n’avait pas compris combien il pouvait être dangereux d’irriter son supérieur. »

« Il y a dans notre vie à tous des actes dont nous avons honte et que nous regrettons. Vous venez de découvrir quelque chose sur vous-même dont vous ne vous croyiez pas capable et qui a ébranlé votre confiance en vous. Maintenant, il vous faut vivre avec. Vous ne pourrez comprendre les autres et leur pardonner que lorsque vous aurez appris à vous comprendre et à vous pardonner. »

« La serre évoquait un tendre tableau d’intimité victorienne, d’éventails palpitants et de jeunes filles murmurant des confidences derrière leur main. Pourtant, Dalgliesh sentit peser comme partout ailleurs à Nightingale House, le lourd climat du crime ; les plantes mêmes semblaient tirer leur substance d’une atmosphère viciée. »
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3 responses to “Meurtres en blouse blanche, de P.D. James

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