Natures mortes au Vatican, de Michèle Barrière

Présentation de l’éditeur :
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. François, le héros de Meurtres à la pomme d’or, est à présent le secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisiner personnel du pape.
Il l’aide à rédiger son Opera, un recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d’aubergines, parpadelles au bouillon de lièvre, pigeon à la sauge…
Mais des évènements inquiétant se produisent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d’un odieux chantage, une fête vire à l’orgie et au massacre.
De Rome à Naples, puis Genève, le lecteur friand d’aventures et de gastronomie suit avec bonheur la quête de François, dans cette Renaissance où mort et volupté se côtoient constamment.
Editeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 2009
Langue : Française
Nombre de pages : 314
Avis (très) personnel :
J’aime lire (plus particulièrement le genre policier) et j’aime la nourriture. Natures mortes au Vatican réunit mes deux ingrédients préférés. Je me devais de le lire !
Tout d’abord, je dois préciser que ce livre est le deuxième qui met en scène François Savoisy, le protagoniste de notre histoire, et que je n’ai pas lu le premier. En effet, je ne m’en suis rendue compte qu’après l’avoir acheté…
La bibliothèque, par Arcimboldo

François Savoisy est le secrétaire de Bartolomeo Scappi, cuisinier personnel du pape Pie V. Il l’aide à rédiger son livre de recettes. Dès le départ, le lecteur voit que notre protagoniste est dans une situation pas très commode : un chantage effectué par un cardinal, le cardinale de Granvelle. Un rapide rappel est effectué, afin que le lecteur en sache davantage sur François (qui a fui Montpellier). Et, son passé est distillé au fur et à mesure de l’aventure.

Les descriptions (que ce soient des lieux ou des plats) sont superbes. Je me croyais vraiment à Rome, en Campani, à Genève. Les plats avaient l’air tous aussi délicieux les uns que les autres. J’ai aimé que les protagonistes que côtoie François aient réellement existé. Par exemple, le célèbre peintre Giuseppe Arcimboldo, notre cuisinier maître Scappi, etc. Ces derniers sont relatés à la fin du livre, avec un bref résumé.
Pour le côté policier, il n’est pas vraiment présent. Les premiers meurtres apparaissent vers la moitié du roman, mais n’ont pas vraiment de conséquences. Je pensais qu’à partir de là, François et ses amis allaient essayer de trouver le(s) coupable(s). Mais, je me suis complètement fourvoyée.
C’est davantage une observation de la vie de François. Vie qui est liée à la nourriture, au charnel. Je ne me suis pas vraiment attachée à ce personnage. Je l’ai trouvé parfois très énervant.
Pour ceux qui veulent du policier, il faudra repasser. Parce que leur appétit ‘noir’ ne sera pas satisfait par ce livre. Il m’a plu parce que j’aime ce qui a attrait à la nourriture ^^ Heureusement d’ailleurs, sinon je pense que je ne l’aurais pas terminé.
Ce qui est sympa, l’auteur nous donne, à la fin du livre, des adresses gourmandes pour un séjour en Italie, ainsi que des titres de livres ayant pour période, la Renaissance. Il y en a certains que je vais noter ! Et, le lecteur pourra réaliser certaines recettes de maître Scappi. Une vingtaine sont répertoriées. Il y en a d’ailleurs quelques-unes qui me font de l’oeil !
Citation1 P11 :
« Certes, maître Scappi est un véritable magicien qui sait tout des nourritures terrestres et les transforme en mets qui raviraient les anges du ciel s’ils pouvaient y goûter. »
Citation2 P54 :
« Surtout, ne vous embarrassez pas d’ivrognes : même s’ils sont les meilleurs cuisiniers du monde, ils seraient cuits eux-mêmes avant les hors-d’oeuvre. »
Citation3 P63 :
« Et si vous voulez savoir comment on fabrique le noir, sachez que c’est la couleur la plus dure et la plus longue à obtenir. Je peux vous assurer que broyer du noir pendant des heures, ce n’est pas drôle. »
Citation4 P191 :
« Il faut juste avoir le tour de main : il faut la filer, c’est-à-dire soulever et tirer la pâte plusieurs fois avec une écuelle ou un bâton. Ici on appelle ce fromage mozzarella parce qu’elle mozzata, c’est-à-dire coupée pour lui donner la bonne dimension. »

Nombre de livres lus : 16
Nombre de livres dans la PAL : 67
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2 responses to “Natures mortes au Vatican, de Michèle Barrière

  • Leiloona

    C'est dommage que l'aspect policier ne soit pas plus présent.

  • mazel

    pour les recettes, on les trouvent sur internet… il te suffit de taper "scappi"… il y a un site regroupant toutes les recettes du moyen âge dont celle-ci, j'ai testé la pizza, pas mal…des livres agréable a lire du point de vue historique, pour le côté polar, succint…bises et bonne journée

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