Le Jour de la Gratitude au Travail, d’Akiko Itoyama


Présentation de l’éditeur :
Le Jour de la Gratitude au Travail réunit deux récits, mordants et drôles, sur le monde du travail, vu du côté féminin, au Japon.
« Quel est votre but dans la vie ? » a-t-on demandé à Kyôko lors de son premier entretien d’embauche. « Vivre vieille », a-t-elle répondu. Après avoir été virée pour avoir molesté son patron, la voilà qui accepte de rencontrer un homme infatué de lui-même et de la taille… de son entreprise.
Dans le second récit, l’amitié qui unit la jeune Oikawa à son collègue de travail Futo est de nature assez spéciale. On a beau savoir que les liens qui se nouent au travail sont parfois très puissants, il est rare que le fantôme de votre collègue vous apparaisse, pris de hoquet, dans son appartement. Serait-ce que parce qu’ils partagent un secret ? Ce secret que chacun de nous abrite, peut-être sans importance, mais que personne ne doit connaître.
L’art d’Itoyama Akiko, c’est de savoir, dans le tableau d’ensemble, repérer le détail qui, soudain, bouleverse la perspective. Ses deux récits colorent la banale réalité du travail de la touche de l’imprévisible ; alors l’être humain révèle son excentricité cachée, et la lutte pour le pain quotidien, son ironique vacuité.
Éditeur : Picquier Poche
Année d’édition : 2010
Langue : Française
Nombre de pages : 120
Avis (très) personnel :

C’est un livre où l’écriture est très « grosse », comme dans un livre grand format. Pourtant, ce n’est qu’un livre de poche. Cela n’était pas gênant pour la lecture. Bien au contraire. En effet, vu ma fatigue lorsque je l’ai lu, c’était un gros avantage !
Cependant, les deux histoires n’ont pas réussi à me transporter. De plus, contrairement à ce qu’il y a écrit sur la quatrième de couverture, elles ne m’ont pas fait rire, peut-être sourire de temps en temps.
Dans le premier récit, nous voyons le point de vue de Kyôko Torigai. C’est une jeune femme, révoltée par la société japonaise, qui se retrouve au chômage, pour une raison complètement ahurissante ! Les autres personnages sont sa maman, et sa voisine, Mme Hasegawa. Nous la voyons participer à un omiai (rencontre arrangée en vue d’un mariage) (D’ailleurs, je ne pensais pas que cela existait encore…).

Dans le second récit, une jeune femme, appelée Oikawa, voit son ex-collègue, Futoshi Makihara, chez lui, alors que ce dernier est mort depuis 3 mois… A ce moment-là, il va y avoir un flash-back, sur leur rencontre, sur ce qu’il s’est passé avant mort de Futoshi. Au début, je pensais réellement qu’ils allaient finir ensemble, ou alors qu’ils allaient être amants. (Oui, je suis parfois très « gnan-gnan »…) En fait, pas du tout… Vers la fin du récit, ils se posent une question assez importante qui est la suivante : « A-t-on totalement disparu après notre mort ? » Avec tous ces trucs sur internet, facebook, twitter, etc., je me pose la même question…



Dans ces deux histoires, j’ai vu un côté du Japon, pas très glamour. Je n’ai pas non plus une vision idéaliste du Japon (Quoique…) Je n’avais pas vraiment d’idées précises sur le monde du travail japonais. Et ce livre ne me donne pas envie de travailler là bas (alors que passer des vacances là-bas, je ne dirais pas non ^^).
Citation P7 :
« Le Jour de la Gratitude au Travail, qu’est-ce que vous voulez qu’il me fasse, c’est un jour comme les autres pour les sans-emplois. Ou alors vous allez peut-être me dire de remercier humblement la société ? »

Citation P65 :
« La réputation de Fukuoka comme quoi on y mangeait bien était vraie. Pour la cuisine maison, je ne sais pas, je n’y ai jamais goûté, mais il n’y avait pas que le poisson, le bouillon de poulet ou d’abats, la poitrine de porc grillée des restaurants de brochettes, les raviolis chinois sautés, drôlement plus petits qu’à Tôkyô et croustillants, il y avait des tas de bonnes choses à manger à plusieurs. »

Un avis plus positif chez Matilda !

Nombre de livres lus : 4 /68

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4 responses to “Le Jour de la Gratitude au Travail, d’Akiko Itoyama

  • Miss Spooky Muffin

    Le Japon, on a toujours envie d'y passer, mais jamais d'y vivre ! Le pays des workaholics, très peu pour moi…Pas trop emballée par ce livre non plus, peut-être le prochain !

  • Erato

    C'est spécial quand même… Il doit y avoir pas mal de pression, vu le taux de suicides chez les étudiants et les salariés… Ou sinon habiter là-bas en étant tellement riche que tu n'as pas besoin de bosser, ou alors très peu 😀

  • Ankya

    Je l'ai lu il y a (très) peu et je n'ai pas beaucoup aimé (en fait je n'ai pas aimé la première nouvelle). Pourtant en général j'aime assez la littérature japonaise.

  • Erato

    J'aime également la litt japonaise (Ryû Murakami par exemple). Mais là, ça n'est pas passé… Le langage est trop courant pour moi…

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