Archives quotidiennes : 27 mai 2010

Guerre à Harvard, de Nick McDonell

Présentation de l’éditeur :

Alors que gronde la guerre en Irak, son écho feutré résonne dans les couloirs de Harvard. Mark, fondateur de Facebook, Will, engagé comme réserviste, Quinn et Izzy, jeune couple à problèmes, Jenny, la fille aux cheveux roses et Nick, notre narrateur, nous entraînent dans la réalité de ce prestigieux campus. Entre la CIA qui vient débaucher des cerveaux et les soirées arrosées, McDonell fait émerger les préoccupations et les indifférences de cette génération. Dans la lignée d’un Bret Easton Ellis, il dresse le portrait percutant d’une jeunesse nourrie à FoxNews et aux jeux vidéo qui tente d’oublier la guerre, au risque de s’oublier elle-même.


Editeur : Flammarion
Année d’édition : 2008
Langue : Française
Nombre de pages : 95

Avis (très) personnel :

J’ai emprunté ce livre à mon frère (hé oui toujours lui ^^). Il ne m’en a rien dit (comme pour L’Ecume des jours). Quant au résumé, il dit tout ce qui se passe dans le livre. C’est-à-dire pas grand-chose…



Cela récapitule le quotidien des étudiants de l’université de Harvard. Les cours, l’alcool, les fêtes, la cafèt’, encore l’alcool, la remise des diplômes, la guerre (de temps en temps)… Je pensais qu’il y aurait les avis des différents élèves sur la guerre en Irak. Or, ce n’est pas le cas. Mais, peut-être est-ce dû au fait que, justement, ils n’y pensent pas du tout ? Peut-être est-ce le but de ce livre ? J’avoue que, par exemple, je ne m’intéresse pas vraiment à l’actualité.


Pour être franche avec vous, je n’ai pas aimé ce livre. Il ne m’a pas séduite… J’étais bien contente que ce livre ne soit pas épais (il m’a fait un aller-retour en transports en commun), car j’ai un peu l’impression d’avoir perdu mon temps.



Il y a malgré tout quelques phrases qui m’ont sourire telles que


Citation P33 :


« Comme ce dicton sur les femmes de Harvard : Saine d’esprit, sexy et célibataire, aucune femme de Harvard ne peut être les trois à la fois. Lui [un des étudiants] disait qu’il pouvait être sobre, amoureux et travailleur, mais jamais les trois en même temps. »

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L’écume des jours, de Boris Vian

Présentation de l’éditeur :

L’Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.


C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d’une modernité insolente, l’une des plus célèbres du XXème siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.


Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…


Editeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 2002
Langue : Française
Nombre de pages : 301

Avis (très) personnel :

Tout d’abord, je dois vous dire que de Boris Vian, je ne connaissais que le nom. Et ce, depuis quelques mois seulement et en tant que chanteur. Grâce à la bibliothèque de Livraddict, je me suis rendu compte que c’était un écrivain. Donc, quand j’ai vu ce livre sur l’étagère de mon frère, ni une ni deux je lui emprunte. Il ne m’avait pas dit de quoi cela retournait. C’était donc une totale surprise.


Et pour une surprise, cela en était une. Je me demandais bien dans quoi j’étais tombée dans la lecture du premier chapitre. Cela me laissait assez perplexe vis-à-vis de ce vocabulaire parfois inconnu/inventé, de situations assez incongrues (l’anguille, servie lors d’un repas, sort du robinet O_o).



Cela commence par une présentation de Colin, personnage principal, puis de son ami Chick, et de son cuisinier Nicolas. Suivent celle de leurs amies : Alise, Isis et Chloé. On observe Colin qui veut absolument tomber amoureux, la romance entre ce dernier et Chloé.


Tout est beau, magnifique. Puis, lorsque Chloé tombe malade et que Colin a de moins en moins d’argent, tout se délabre, les gens vieillissent plus vite, l’appartement devient miséreux. En parallèle, nous suivons Chick et Alise. Chick qui est complètement obsédé par Jean-Sol Partre, passion qui le dévore, passion qui prend tellement de place (et d’argent) qu’il décide de quitter Alise. L’ambiance, l’atmosphère s’obscurcit petit à petit, lors de l’avancée du livre.



Bien que je fusse dubitative au début, j’ai passé un bon moment avec ce livre. J’ai beaucoup aimé les expressions prises au sens propre (cf. citation 2), les inventions telles que le pianocktail. De plus, à la fin du livre, il y a un petit chapitre consacré aux jeux de mots, aux homophones utilisés par Boris Vian. Intéressant car j’en ai laissés certains passer ^^



Citation1 P58 :


« Il suça son doigt et l’éleva au-dessus de sa tête. Il le redescendit presque aussitôt. Ca le brûlait comme dans un four.
– Il y aura de l’amour dans l’air, conclut-il. Ca chauffe… »



Citation2 P76 :


« Un petit nuage rose descendait de l’air et s’approcha d’eux [Chloé et Colin].
– J’y vais ? proposa-t-il.
– Vas-y ! dit Colin, et le nuage les enveloppa.
A l’intérieur, il faisait chaud et ça sentait le sucre à la cannelle. »



Citation3 P175 :


« Le soleil dépliait lentement ses rayons et les hasardait avec précaution dans des endroits où il ne pouvait atteindre directement, les recourbant à angles arrondis et onctueux, mais se heurtait à des choses très noires et les retirait vite, d’un mouvement nerveux et précis de poulpe doré. »