Archives mensuelles : mai 2012

Le Fantôme de Brillat-Savarin, de Mary F. K. Fisher

Présentation de l’éditeur :
Les souvenirs de Mrs Fisher étincellent tout au long de son livre : elle nous décrit un dîner doux-amer en Bourgogne, sous l’égide d’un serveur d’exception ; le parfum capiteux et reconnaissable entre mille du pain d’épice de Dijon qui se faufile jusque dans la cathédrale par une fenêtre pour se mélanger à celui de l’encens; le plaisir furtif des "délices secrètes" et la volupté qu’elle-même éprouve à déguster "des quartiers de mandarines desséchés sur le radiateur [...], puis refroidis sur la neige toute fraîche empilée sur le rebord de la fenêtre, où ils deviennent miraculeusement dodus et juteux à souhait". Ecrit en 1937, ce premier livre nous entretient de mille anecdotes aussi divertissantes qu’appétissantes, racontées avec bonheur par la grande dame de la littérature américaine et de la gastronomie M. F. K. Fisher.

Editeur : Le Serpent à Plumes
Année de l’édition : 2006
Langue : Française
Nombre de pages : 303

Avis(très) personnel :
Le titre de ce livre m’a tapé dans l’oeil. D’abord une première fois : mais non, je ne me suis pas laissée faire. Puis, une deuxième fois, et vu le prix (1.50€), j’ai fléchi. D’ailleurs, je l’ai lu rapidement après son achat, ce qui est assez rare chez moi.

Mary Frances Fisher, née Kennedy, est un auteur de livres spécialisés la nourriture, elle a également traduit La Philosophie du Goût, de Jean-Anthelme Brillat-Savarin. Elle semble d’ailleurs l’admirer. Ce livre est en effet ponctué de phrases le concernant. J’ai donc appris par la même occasion l’identité de ce monsieur. Son nom me disait vaguement quelque chose. Jean-Anthelme Brillat-Savarin était un gastronome du XIXe siècle, dont certaines personnes lui ont rendu hommage en donnant son nom à un dessert (le savarin, gâteau qui sert à préparer le baba au rhum), et à un fromage (le brillat-savarin, un fromage de vache très crémeux -70% MG- qui vient de Bourgogne). D’ailleurs, en parlant de fromage, j’ai goûté récemment en Bourgogne, le délice de Pommard (un fromage crémeux enrobé de graines de moutarde), c’est délicieux ! Je me demande où je pourrais en trouver sur Paris…

L’auteur nous raconte les façons de dîner, de déjeuner, de savourer les plats qui diffèrent selon les époques, les pays aussi. C’est même un peu l’histoire du goût, de la nourriture, des plats. Malgré (ou à cause de) son origine britannique M.F.K. Fischer est très négative par rapport à la nourriture de son pays, aux habitudes anglaises, ainsi qu’à cette cuisine qui est faite de graisse animale. Est-ce pour cela qu’elle admire la cuisine française, plus raffinée, et les Français, qui le sont également (nous ne devons pas connaître les mêmes Français !).

J’ai eu du plaisir à lire ce livre, à découvrir des plats, des manières de faire, les anecdotes qu’elle pouvait nous conter, même si je l’ai trouvée un peu vindicative sur certains points. C’est un peu comme une grand-mère qui nous raconterait ses souvenirs d’une autre époque.

Citations de Brillat-Savarin :
"Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es."
"Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger."

Sur ce, je vous laisse, mon avion est normalement en train de décoller à l’heure où vous lirez cet article (vive la planification !) héhé


Mystères rue Saint-Pères, de Claude Izner


Présentation de l’éditeur :
Début de l’été 1889. Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d’être achevée, tient la vedette. Au premier étage, Victor Legris rencontre parmi la foule, Kenji Mori (son associé) et son vieil ami Marius Bonnet, qui vient de lancer son propre journal ‘La Passe-Partout’. Mais tout à coup une femme s’écroule sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui marqueront les débuts de Victor Legris en tant qu’enquêteur.

Editeur : 10/18
Année d’édition : 2001
Langue : Française
Nombre de pages : 282

Avis (très) personnel :
Je n’ai su que très récemment (merci Matilda) que le pseudonyme de Claude Izner réunissait deux soeurs : Laurence et Liliane Korb. De plus, je pensais que c’était un livre édité il y a bien des années (80-90, j’aurai dit), mais je suis laissée fourvoyer par l’illustration (bien représentative de l’époque, et de l’histoire). En effet, comme vous pouvez le voir juste au-dessus, ce titre a été édité en 2003. Pas si vieux que ça, en fin de compte !

Dans ce premier tome de cette série, qui en compte pour le moment 10, nous faisons connaissance avec Victor Legris, un libraire, dont l’associé et père adoptif est Kenji Mori, et dont le commis est Joseph Pignot. Victor m’a parfois agaçée, mais il reste un être humain avec ses interrogations, et ses défauts. Ce n’est pas le seul personnage que nous suivons, mais c’est le principal. Ces différents points du vue nous permettent d’en savoir plus sur les personnages, mais ce n’est pas forcément le cas. Souvent, j’étais intriguée par le comportement de certains, me posant des questions sur leur supposée culpabilité.

J’ai apprécié les descriptions de l’exposition universelle de 1889 (d’ailleurs, elle m’intrigue, deux fois que j’en entends parler dans un livre…), et du Vieux Paris. D’ailleurs, j’essayais de reconnaître les rues dont les auteurs faisaient mention, parfois en vain.

En tout cas, pour les amateurs de polars, je le conseille fortement. J’espère trouver les autres tomes pour les livres !


Sushi Marché

C’est la deuxième fois que je vais dans ce restaurant, et je ne suis pas déçue ! Un bon p’tit resto japonais à côté de chez moi (ou pas très loin en tout cas), tenu par des japonais (enfin en cuisine, ce sont des jeunes français au service), que j’ai découvert grâce à un ancien collègue de l’amoureux. La décoration est assez épurée, j’étais bien tentée de leur piquer leur ombrelle, mais je me suis retenue !

Les menus sont plus chers le soir, d’environ 5€, mais ils comprennent une entrée supplémentaire, par rapport à ceux du déjeuner. Cela fait quelques temps déjà, et je ne me souviens plus de ce qu’on avait pris… Une vraie tête de linotte !

Tout d’abord, nous commençons par les entrées, qui sont communes aux deux menus (j’ai fait mon originale, en choisissant un Shakédon) : une salade de pommes de terre bien crémeuse et sucrée (dommage qu’il n’y en avait pas plus dans l’assiette), et des légumes marinés (mis à part la carotte, je n’ai pas su déterminer le reste…). Cela a attisé notre appétit pour la suite !


Mon menu ne comprenait que deux entrées, mon chirashi et un dessert. Donc, voilà mon assiette qui arrive, avec un bol de soupe miso ! Le chirashi était très bon. Je ne pourrais pas le comparer avec d’autres restaurants, car c’est ici que j’ai pris pour la première fois ce plat, et uniquement ici. En-dessous des tranches de saumon (fondant, le saumon), se cachaient du gingembre finement râpé, ainsi que des oeufs de… Hé bien, je ne sais pas de quoi. Des tout petits oeufs roses, comme des oeufs de saumon mais vraiment plus minuscules (peut-être des oeufs de lumpe rouges). Cela se mariait bien avec le riz (vinaigré comme il fallait, j’aurai pu en manger, si le saumon ne m’avait pas autant calée !).

Quant aux autres, une assiette de tempuras est posée devant eux : des légumes et des crevettes frites (rien que pour cela, je n’aurai pas pu prendre ce menu…).

Puis, vient le tour de leur plat : ils ont eu le choix entre une assiette de sushis/makis/futomakis, ou une assiette de sashimis accompagnée d’un bol de riz. Chaque assiette était également servie avec un bol de soupe, qui réchauffe bien le corps !

 

Pour les desserts, ils ne proposent pas que la sempiternelle salade fruits ou glace, mais également des gâteaux au matcha, une coupe avec des morceaux d’aloe vera. Je me suis rabattue sur le cake au thé matcha, avec un coeur de haricots rouges (d’ailleurs, heureusement qu’il y avait les haricots rougse, car le cake était un peu étouffe-chrétien, avec un thé cela aurait été parfait !), un ami a choisi une sorte de bûche au thé matcha également, et sa compagne a pris la salade de fruits (frais !).

Un endroit vraiment sympathique, mais un peu bondé ce jour-là (un lundi soir). J’y retournerai bien pour tester autre chose.

Adresse :
20, rue Mirabeau – 75016 Paris
Métro : Mirabeau


Bilan du mois d’Avril 2012

Moi qui pensais qu’il n’était pas possible de faire pire que le mois de mars, me voilà vernie avec mon mois d’avril. Enfin, cela s’explique par le fait que la lecture des deux derniers tomes de The Hunger Games, en anglais, m’a pris plus de temps que prévu. Peut-être parce que j’ai lu ces deux derniers tomes en français… Au final, ce n’est pas si mal comme bilan.

Livres

The Hunger Games, book 2 : Catching fire / tome 2 : Embrasement, de Suzanne Collins
Avant que d’aller voir le film du premier tome au cinéma, je suis attelée à la lecture du deuxième tome (oui, je suis totalement logique !), et franchement je ne suis pas déçue. Mais la fin… la fin !!

The Hunger Games, book 3 : Mockingjay / tome 3 : La Révolte, de Suzanne Collins
J’ai donc enchaîné avec le troisième volume. Je suis définitivement accro !

Vampires à Manhattan, T3 : Les Sang d’Argent, de Melissa de la Cruz
Les principales révélations sont en rapport avec Bliss. Sinon, nous poursuivons toujours les aventures de Théodora Van Allen. Rapide à lire comme les volumes précédents.

Le Fantôme de Brillat-Savarin, de Mary K. Fischer
Un petit bijou sur la cuisine, les bonnes manières, l’histoire de la gourmandise également.

Mangas / BDs

Judge T4, de Yoshiki Tonogai
J’ai trouvé que le volume était un peu longuet. Cependant, j’ai envie de lire la suite. Surtout envie de savoir qui se cache derrière tout cela.

Switch girl T10 / 11 / 12, de Natsumi Aida
Toujours aussi déjantée. C’était agréable de retrouver Nika. En revanche, j’ai trouvé le tome 12 très déjanté sexuellement, ce qui m’a surprise, car je ne m’y attendais vraiment pas…

Restaurants

Sushi Marché : un restaurant Rive droite, tenu par des japonais. Les plats sont délicieux !
L’Air du temps : un restaurant bien sympathique à Beaune

Livres reçus

La justice de l’inconscient, de Frank Tallis : le premier tome d’une série qui me fait de l’oeil depuis environ un an. J’ai hâte de le commencer !
Le fantôme de Brillat Savarin, de Mary Frances Kennedy Fisher : un livre qui parle de nourriture, c’est tout à fait pour moi ! Et je vous confirme après lecture, que je n’ai pas été déçue.


L’Etrange Vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman

Présentation de l’éditeur :
Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

Editeur : Albin Michel – Wiz
Année d’édition : 2009
Langue : Française
Nombre de pages : 310

Avis (très) personnel :
Cela fait un bon bout de temps que j’ai lu ce livre, comme les prochains qui vont être chroniqués prochainement.

J’ai débuté l’aventure livresque "Neil Gaiman" avec Neverwhere, que j’avais plus qu’apprécié (malgré un personnage parfois énervant). Et, lors de ma tounée hebdomadaire à la bibliothèque, j’ai trouvé ce livre, encensé par une bonne partie de la blogosphère !

L’histoire commence de manière assez explicite. Un homme, dénommé le Jack (cela m’a rappelé Jack l’Eventreur, ou Jack-o-Lanterne, bref), a tué de jeunes parents, ainsi que leur petite fille et s’apprête de faire de même avec le bébé. Mais, ce dernier, ne faisant qu’à sa tête (et heureusement), est parti faire un tour dehors, vers le cimetière. C’est là qu’il commencera sa nouvelle vie, en tant que citoyen libre du cimetière. Son nom sera Nobody "Bod" Owens. Car "il ne ressemble à personne d’autre".

Le personnage de Bod est bien mis en avant, ainsi que celui de Silas, son tuteur (un citoyen libre également). De plus, nous faisons également connaissance avec d’autres habitants du cimetière. Cela ressemble à une petite ville, avec des personnes plus ou moins "historiques", et surtout morts. Silas est un des personnages secondaires qui m’a le plus plu. Il est là quand il le faut, toujours stoïque, comme un grand frère. très protecteur.

Les chapitres correspondent aux aventures qui arrivent à Bod : sa sortie du cimetière, son arrivée dans une école, les bêtises qu’il commet, les divers amis qu’il se fait. Le lecteur le suit dans sa vie, son adolescence, son incompréhension vis-à-vis de ce qu’il peut (ou non) faire. On se prend d’amitié pour ce petit garçon. Bien sûr, il sera à nouveau recherché par le Jack, et les compagnons de ce dernier.

Le livre était parsemé d’illustrations en noir et blanc, montrant l’atmosphère assez sombre du roman. Cela aérait aussi le roman, c’était appréciable, même si le style des illustrations n’était pas vraiment à mon goût.

Après 3/4 lectures décevantes, j’étais très enthousiaste à la lecture de ce livre. Je pense même l’acheter en anglais (la couverture de l’édition Bloomsbury me tente bien), pour l’avoir chez moi !


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