Archives quotidiennes : 5 octobre 2010

Mr. Brown, d’Agatha Christie

Présentation de l’éditeur :

Quand le drame est fini, il se trouve toujours qu’un modeste employé, ou domestique, ou secrétaire, nommé BROWN, a réussi à passer inaperçu de tous.
- Oh !
QUAT’SOUS sursauta.
- Qu’y a-t-il ?
- Je m’en souviens tout d’un coup : dans le bureau de Mr WHITTINGTON le clerc se faisait appeler BROWN. Peut-être…
- C’est très possible. Ce qui est curieux, c’est que c’est toujours ce même nom est mentionné. Pouvez-vous me décrire l’individu ?
- J’avoue que je n’ai pas fait attention à lui. Il avait un aspect tellement ordinaire, il ressemblait à tout le monde. Je n’arrive pas à me souvenir de son visage.
Mr CARTER poussa un soupir.
- Voilà la description invariable qu’on nous donne de Mr Brown ! Il ressemble à tout le monde.

Éditeur : Club des Masques
Année d’édition : 1974
Langue : Française
Nombre de pages : 251

Avis (très) personnel :

Ce livre correspond à la première aventure de Tommy et Prudence, dit Miss Quat’Sous (ou Tuppence, selon les livres, son prénom change…) Beresford. Ils étaient tous les deux jeunes à l’époque, une vingtaine d’années.
Souhaitant gagner de l’argent, ils vont mettre une annonce dans un journal. A partir de cette annonce, ils vont être impliqués dans une histoire louche : la disparition d’une jeune fille, un traité à détruire qui a également disparu, un homme mystérieux très dangereux. Ils vont être aidés par trois personnes, Mr Carter, sir James et Mr Herrsheimer (le cousin de la personne disparue). 
L’histoire est bien rythmée, découpée selon les protagonistes : il y aura un chapitre sur les aventures de Tommy, puis en parallèle celles de Quat’sous, etc. Agatha Christie fait en sorte que le lecteur soupçonne un certain personnage, puis nous nous rendons compte que ce n’était pas du tout cette personne qui était suspecte. j’ai beau avoir lu pas mal de livres de cet auteur, je me fais toujours avoir…

J’ai étonné de voir que j’ai aimé l’histoire. En effet, les deux, trois livres que j’avais lus avec ces deux personnages, ne m’avaient pas du tout plu. Comme quoi, il ne faut pas se fier à nos préjugés ^^

Citations :

"De l’argent ! de l’argent, de l’argent ! Je ne pense qu’à l’argent jour et nuit, matin et soir ! Tant pis si je suis mesquine et cupide, mais c’est un fait !"

"Souvenez-vous que nous devrions nous réjouir d’être encore vivants ; selon toutes les régles de l’art, nous aurions dû être poignardés dans les ténèbres par le mystérieux Mr Brown. jolie phrase, n’est-ce pas ? Tout ce qu’il y a de plus littéraire !"

"Elle songeait sûrement au proverbe, qui dit que les meilleurs d’entre nous meurent jeunes. Il doit y avoir en moi une bonne dose de criminel pour que j’aie pu survivre."

Lien Bibliomania :


Un aller simple, de Didier van Cauwelaert

Présentation de l’éditeur :

Aziz est né en France, de parents inconnus. Recueilli par les Tsiganes des quartiers nord de Marseille, il a grandi sous la nationalité marocaine, n’ayant pas les moyens de s’offrir un faux passeport français. Professionnellement, il s’est spécialisé dans les autoradios : il les vole et les revend.
Sa vie bascule le jour où le gouvernement décide une grande opération médiatique de retour au pays. Voilà Aziz confié à un jeune et idéaliste "attaché humanitaire", chargé d’aller le "réinsérer dans ses racines", et qui lui demande où se trouve son lieu de naissance. Le doigt d’Aziz montre au hasard, sur la carte du Maroc, une zone vierge du Haut-Atlas. Et l’aventure commence…

Éditeur : Le Livre de Poche
Année d’édition : 2007
Langue : Française
Nombre de pages : 119

Avis (très) personnel :

Je n’avais jamais lu de livres de Didier van Cauwelaert auparavant (même si presque tous ses livres se trouvent dans ma LAL ^^).

Dans ce livre, le lecteur suit Ami 6, dit Aziz. Ce protagoniste a eu une vie assez particulière. Orphelin, il a vécu parmi des tsiganes, à Marseille, sous une nationalité marocaine. Puis, un jour, le gouvernement souhaite renvoyer les immigrés dans leur pays. Il va donc utiliser Aziz pour cela, car il a une "bonne tête". A partir de là, il va être confié à un homme, Jean-Pierre Schneider, qui devra lui permettre de s’insérer dans son pays d’origine. Région d’origine, qu’il aura inventée, à partir de légendes. 

Il y a à la fois le point de vue d’Aziz, de Jean-Pierre. En effet, ce dernier tient un journal de bord, sur lequel il se basera pour écrire son livre, tant l’histoire que lui a racontée Aziz était extraordinaire. J’ai bien aimé ces deux personnages, peut-être une petite préférence pour Jean-Pierre, pour sa naïveté, pour son passé. Ces deux personnages ne se connaissaient pas avant cette aventure. Et pourtant, Aziz tentera le tout pour faire plaisir à son attaché humanitaire, et ce jusqu’à la fin du livre.
J’ai trouvé que le style était très agréable, très facile à lire. Cela me donne envie de continuer avec cet auteur.

Citations :

"En même temps, je me sentais comme un amnésique dans un feuilleton : je marchais au milieu de mes origines et ça ne me rappelait rien, et pourtant ça remuait quelque chose."

"Sous mes yeux, le désert fleurit. Des couleurs mauves, jaunes, rouges, bleues jaillissent à tour de rôle du sol pelé. Comme je la serre contre moi, transporté d’enthousiasme, elle me répond qu’elle n’y est pour rien : c’est un phénomène naturel."

Lien Bibliomania :


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